Ce mercredi 18 février 2026, Canal+ Cinéma(s) diffuse Enzo, le dernier film de Laurent Cantet achevé par son ami de longue date, Robin Campillo. Un rendez-vous à ne pas manquer pour les amateurs de cinéma sensible et engagé.

Un peu moins de deux ans après la disparition du réalisateur Laurent Cantet, le 24 avril 2024, Canal+ Cinéma(s) propose à ses abonnés, ce mercredi 18 février 2026, de découvrir Enzo, son ultime projet, réalisé et achevé par son fidèle complice Robin Campillo, à qui l’on doit notamment 120 battements par minute. Le spectateur suit un adolescent de 16 ans en rupture avec le chemin tout tracé que lui proposent ses parents, joués par Élodie Bouchez et Pierfrancesco Favino. Fils d’une famille aisée, le jeune garçon refuse les études et préfère devenir apprenti maçon.

Enzo est ainsi le fruit d’une nouvelle association artistique entre Robin Campillo et Laurent Cantet, qui ont formé l’un des tandems les plus passionnants du cinéma français contemporain. Leur collaboration débute dans les années 1990, à la Fémis (École nationale supérieure des métiers de l’image et du son), où ils se rencontrent. Très vite, Campillo devient le monteur attitré de Cantet, sur les films comme Ressources humaines (1999), chronique sociale acérée sur le monde du travail, L’Emploi du temps (2001) ou encore Entre les murs (Palme d’or en 2008).

D’après Robin Campillo, « Enzo est l’aboutissement d’une longue histoire d’amitié »

Pour Robin Campillo, reprendre et achever Enzo de Laurent Cantet est donc « l’aboutissement d’une longue histoire d’amitié », raconte-t-il dans le dossier de presse. « Lorsque Laurent a appris qu’il avait un cancer, on a décidé de revenir à ce compagnonnage afin que je puisse le seconder dans toutes les phases de fabrication du film. Son état de santé s’est soudainement dégradé quelques semaines avant le tournage et c’est là qu’on a décidé avec Laurent et Isabelle, sa compagne, ainsi que Marie-Ange Luciani, la productrice, de poursuivre le projet », poursuit-il.

Mais Robin Campillo rappelle toutefois que Enzo « reste le film de Laurent ». « C’est son projet, sa vision des conflits humains. Une œuvre émouvante et surtout l’adieu discret d’une figure majeure du cinéma d’auteur français.