Le slogan de Gisèle Pelicot (« la honte doit changer de camp ») s’affiche sur toutes les éditions internationales de son livre « Et la joie de vivre » qui paraît ce 17 février 2026.
EN BREF • Le livre Et la joie de vivre de Gisèle Pelicot sort simultanément dans 22 pays, traduisant un intérêt international pour cette affaire.
• Le récit autobiographique est salué par la presse mondiale pour sa force et son témoignage poignant sur la violence et l’espoir.
• Le procès des viols de Mazan a marqué un tournant, transformant Gisèle Pelicot en icône féministe grâce à sa phrase : « Il faut que la honte change de camp ».
Die Scham muss die Seite wechseln en allemand, A vergonha precisa mudar de lado en portugais, Shame has to change sides en anglais, ou encore La vergogna deve cambiare lato en italien. Quel que soit le pays, le slogan La honte doit changer de camp, clamé haut et fort par Gisèle Pelicot à l’ouverture du procès de son mari et des 50 autres hommes accusés de l’avoir violée conserve toute sa puissance à travers le monde.
En librairie ce mardi 17 février en France, le livre témoignage Et la joie de vivre (Éditions Flammarion) de Gisèle Pelicot, écrit en collaboration avec la romancière et journaliste Judith Perrignon, est un événement littéraire rare.
L’ouvrage de 300 pages de celle qui a subi pendant plus de dix ans les actes innommables de son ex-mari Dominique Pelicot montre bien toute l’ampleur et l’intérêt international pour ce fait divers français. Et la joie de vivre bénéficie en effet d’une sortie internationale et simultanée dans 22 pays.
Une sortie mondiale habituellement réservée aux auteurs de best-seller, dont bénéficie Gisèle Pelicot en bénéficie après une tournée médiatique inédite pour promouvoir ce récit qui évoque son passé, l’effondrement de sa vie conjugale et familiale, les heures les plus sombres de l’affaire, le procès Mazan et enfin le début de sa nouvelle vie, faite de joie.
La lecture de ce contenu est susceptible d’entraîner un dépôt de cookies de la part de l’opérateur tiers qui l’héberge. Compte-tenu des choix que vous avez exprimés en matière de dépôt de cookies, nous avons bloqué l’affichage de ce contenu. Si vous souhaitez y accéder, vous devez accepter la catégorie de cookies “Contenus tiers” en cliquant sur le bouton ci-dessous.
Lire la Vidéo
De l’autre côté de la Manche, The Guardian salue en Une de son site « un récit autobiographique unique d’une figure d’une force extraordinaire ». En France, Télérama loue « un témoignage minutieux et sans complaisance » tandis que le journal allemand Die Welt évoque « un livre poignant et discret sur la violence, le deuil, l’amour et l’espoir ». Preuve que l’histoire de cette femme dépasse toutes les frontières, le livre bénéficie d’une version anglaise, espagnole, italienne, portugaise ou encore néerlandaise. Gisèle Pelicot elle-même assure la promotion de ce bouquin, avec des interviews notamment au New York Times, la BBC ou le Spiegel.
Le procès des viols de Mazan, un électrochoc international
En France comme ailleurs dans le monde, la presse et le public n’avaient réellement compris l’ampleur de cette affaire qu’au premier jour du procès des viols de Mazan, du nom de cette petite commune du Vaucluse où Gisèle Pelicot vivait et où elle fut droguée par son mari, puis violée par ce dernier et des dizaines d’hommes recrutés sur internet par ce même Dominique Pelicot.
Lors de ce procès, qui s’était tenu du 2 septembre au 19 décembre 2024, le public et les médias ont rapidement compris que cette affaire ne serait pas comme les autres. En cause ? La petite phrase aujourd’hui traduite dans des dizaines de langue : « Il faut que la honte change de camp. » Une formule lâchée par l’un des avocats de Gisèle Pelicot pour expliquer son refus d’un procès à huis clos. Un fait rare dans ce type d’affaires criminelles. Refusant la honte, Gisèle Pelicot avait immédiatement marqué les esprits, faisant dès lors basculer son statut, de celui de victime à celui d’icône féministe et source d’inspiration internationale dans la lutte contre les violences sexuelles. Qu’elle le veuille ou non.
En France, Et la joie de vivre bénéficie à ce titre d’un tirage particulièrement élevé de 150 000 exemplaires. Au Royaume-Uni et aux États-Unis, il paraît sous le titre A Hymn to Life (Un hymne à la vie, en français) aux Éditions The Bodley Head, prestigieuse maison d’édition anglo-saxonne, spécialisé dans les « essais novateurs, écrits par les penseurs les plus originaux et talentueux » de notre temps. Tout est dit.