Aujourd’hui à 17h54
La témoin admet avoir menti pendant la procédure sur le fait de s’être sacrifiée pour son amie
Me Nabil Boudi, avocat de Naps, réinterroge Alexia à propos de son mensonge sur le fait qu’elle a voulu se sacrifier pour que le rappeur se détourne de son amie lors des faits.
« Vous vous êtes offerte à M. Boukhobza ou pas? », lui demande l’avocat de la défense. « Non », répond la jeune femme à la barre. L’avocat souligne qu’elle a également tenu ses déclarations auprès des enquêteurs.
« Alors vous mentez aussi à l’enquêteur.
– Oui.
– Et à la juge d’instruction.
– Oui. »
Aujourd’hui à 17h41
La présidente lit l’échange de messages entre la plaignante et son amie
La présidente lit à Alexia, l’amie de la plaignante, le fameux échange de messages dans lequel cette dernière lui reproche de ne pas l’avoir protégée lors des faits.
« Si t’avais fait tout ton possible, il serait pas rentré, que je sois dans les vapes ou non », déclare la victime, qui se voit répondre: « Ok, Fanny, si tu veux. »
A la barre, Alexia réagit: « Je n’ai pas été gentille dans mes échanges. J’ai été froide et méchante. Je ne contredis pas ce qu’elle dit, je suis d’accord avec elle. J’étais juste un peu perturbée aussi, on a juste une manière différente de gérer les choses. »
La présidente reprend sa lecture des messages. « C’est toujours moi la fautive, j’en peux juste plus », déclare Alexia à l’époque. Réponse de la victime: « Mais tu crois que c’est une histoire à deux balles, là? (…) Même quand on est sorties de l’hôtel, même pas un ‘ça va?’, rien ? Vraiment, merci. »
Alexia lui répond qu’elle souhaitait ne pas la brusquer et la laisser reprendre ses esprits. « Mais vas-y c’est moi, désolée », commente-t-elle, toujours dans cet échange de messages.
« Ton désolé, tu le penses même pas. (…) Ca me fait plus mal qu’autre chose », répond Fanny.
Aujourd’hui à 17h27
L’amie de la victime reconnaît lui avoir partiellement menti
Alors qu’il a beaucoup été question depuis hier de messages dans lesquels Fanny a reproché à Alexia ne pas l’avoir défendue suffisamment lors des faits qu’elle dénonce, cette dernière s’exprime sur ce sujet.
« J’ai tout fait pour la protéger. Après je ne suis pas sa sécurité, je ne suis pas son père. Je suis une femme comme elle », se braque-t-elle.
Elle admet cependant qu’elle aurait dû davantage « la soutenir » après les faits.
Interrogée sur un message en particulier, dans lequel elle raconte s’être sacrifiée en invitant le rappeur à la toucher pour qu’il se détourne de son amie, elle avoue avoir menti sur ce point. « Oui, ça, c’est faux. »
Aujourd’hui à 17h07
La témoin confrontée aux déclarations différentes de la troisième amie
Toujours interrogée à la barre, Alexia est confrontée aux déclarations différentes formulées par la seconde amie de Fanny, Camille. Un peu plus tôt aujourd’hui, celle-ci a expliqué s’être réveillée en apercevant le rappeur allongé sur Fanny, et qu’Alexia lui a dit à ce moment-là: « T’inquiète, il a une petite bite, ça va pas rentrer ».
« Je ne me souviens pas avoir prononcé ça », réagit Alexia à la barre. « Et si [Camille] s’est réveillée plusieurs fois, pourquoi elle n’a rien fait? »
Aujourd’hui à 17h00
Soupçonnée de n’avoir pas protégé la victime lors des faits, son amie se défend
Alexia, l’amie de la plaignante présente lors des faits, explique qu’elle ne l’a pas accompagnée porter plainte le lendemain parce que son amie lui en voulait.
« Elle était très énervée contre moi, je ne pouvais pas en placer une. Moi aussi, j’étais très mal à l’aise », relate-t-elle.
Pourquoi était-elle mal à l’aise, questionne la présidente. « De ce qu’elle a dit, j’aurais laissé Naps faire. Moi, de mon côté, je ne l’ai pas laissée comme une chaussette, je n’ai pas regardé faire », répond Alexia.
Selon ses dires, elle a au contraire tout fait pour que le rappeur cesse de s’en prendre à son amie.
Aujourd’hui à 16h46
Pendant l’enquête, les enquêteurs ont eu du mal à joindre l’amie de la plaignante
La présidente questionne Alexia, l’autre amie de la plaignante présente lors des faits, sur les difficultés qu’ont rencontré les enquêteurs pour recueillir son témoignage.
« On a eu du mal à vous joindre, vous ne répondiez pas aux convocations », lance la présidente Danièle Dionisi. « J’en ai reçu une seule et j’y suis allée. Je ne vois pas de quelle autre convocation vous parlez… », répond la jeune femme à la barre.
« Vous allez être placée en garde à vue », poursuit la présidente. « Non », indique la témoin, elle n’a pas été placée en garde à vue. Etonnée, la présidente relance: « Vous n’avez pas été placée en garde à vue pour ‘non-assistance à personne en danger’? » Alexia insiste: non, pas du tout.
« Vous savez qu’on a une procédure, des procès-verbaux. Il s’agit maintenant de dire la vérité », lui dit Danièle Dionisi. « C’est ce que je fais depuis tout à l’heure », insiste la jeune femme.
Aujourd’hui à 16h41
La seconde amie de la victime livre une version différente à la barre
Alexia*, la seconde amie de Fanny à témoigner cet après-midi, dépose à son tour à la barre. Elle livre une version différente de la nuit des faits.
Elle raconte avoir été importunée par l’un des amis de Naps en boîte de nuit, mais avoir accepté de suivre les deux autres jeunes femmes à l’hôtel du rappeur pour ne pas abandonner Fanny.
« Je me suis écroulée sur le lit, j’étais au milieu. Je sens une pression sur moi, je me réveille, et quand je lève les yeux, je vois que Naps est sur moi. Je lui dis ‘qu’est-ce que tu fais’, je l’ai repoussé », raconte-t-elle.
Elle poursuit en affirmant avoir été réveillée à nouveau, cinq ou dix minutes après, se rendant compte que le rappeur est désormais allongé sur son amie, Fanny. La troisième, Camille, est alors selon elle partie chercher les téléphones portables dans une autre chambre.
« J’étais seule avec mon amie qui avait un homme sur elle, moi qui était dans la défonce. Il y a eu une altercation, puis elle s’est levée… »
Aujourd’hui à 15h54
« Je ne suis pas en garde à vue », répond l’amie de la victime, bousculée par la défense
Cela fait plusieurs fois que deux des avocats de la défense, Mes Marceau Perdereau d’abord, Me Orane Quénot ensuite, demandent à Camille* de manière plus ou moins agressive pourquoi elle n’a pas réagi si elle a vraiment vu la plaignante, son amie, se faire violer.
« J’aimerais comprendre pourquoi vous ne réagissez pas? », insiste Me Orane Quénot.
Les bras croisés, le regard vers le pupitre, Camille fond en larmes.
« Ca fait plusieurs fois que vous lui posez cette question! », s’offusque l’avocate générale. « Vous n’êtes pas la police de l’audience », rétorque l’un des avocats de la défense.
L’huissier tend un mouchoir à la jeune femme, la présidente lui accorde quelques instants pour sécher ses larmes.
« Comme j’ai dit je pense que je n’avais pas pris conscience que c’était un viol sur le coup », reprend Camille. « A partir de là, je ne suis pas en garde à vue. Je ne pense pas que c’est ça qu’on vient juger aujourd’hui », tance la jeune femme.
Aujourd’hui à 15h43
L’amie de la plaignante dit avoir mis du temps à « prendre conscience que c’était un viol »
Dans sa déposition, Camille a expliqué être allée chercher les téléphones qui leur avaient été confisqués par le garde du corps et le cousin de Naps, à leur arrivée à l’hôtel juste avant de partir. Me Marceau Perdereau, qui défend le rappeur, la confronte sur ce point.
« Pourquoi vous restez 22 minutes dans la chambre du cousin alors que votre amie est toujours dans la chambre avec son violeur? », demande l’avocat.
Bousculée, la jeune femme ne se démonte pas. « Je n’avais pas encore pris conscience que c’était un viol à ce moment-là. J’ai encore l’esprit dans le brouillard au début et je pense pour moi que c’est trop gros d’admettre ça. »
Aujourd’hui à 15h36
La défense bouscule l’amie de la victime
L’un des avocats de la défense, Me Marceau Perdereau, bouscule un peu la témoin, lui redemandant pourquoi elle n’a pas réagi si elle a assisté au viol.
« Je m’en suis beaucoup voulu », répète encore la jeune femme à la barre, qui ajoute qu’elle n’a pas pris conscience de ce qu’il se passait à ce moment-là.
L’avocat du rappeur la confronte aux premières déclarations qu’elle a faites face à la juge d’instruction, et dont certains détails ne lui reviennent pas en mémoire aujourd’hui.
« [Fanny] ne dit jamais que vous êtes présente lors du rapport sexuel », lui oppose l’avocat. Camille insiste: elle a toujours été honnête pendant l’enquête.
Aujourd’hui à 15h29
« Je ne suis pas là pour enfoncer l’accusé », affirme l’amie de la victime
Questionnée par l’avocat de la victime, Camille décrit l’atmosphère de la soirée. D’abord, un « mood dans lequel on s’ambiance » en boîte de nuit. Et puis, dans la chambre d’hôtel de Naps, où les trois jeunes femmes ont accepté de le suivre pour un « after », le petit groupe discute calmement, relate-t-elle encore.
« Dans la chambre, quelqu’un met de la musique, vous dansez? », lui demande Me Jean-Baptiste Boué-Diacquenod. « Ah non, c’était très calme », indique la jeune femme. Ce matin, Naps avait affirmé qu’ils avaient dansé en revenant à l’hôtel, qu’ils avaient mis de la musique dans la chambre.
« Je ne suis vraiment pas là pour enfoncer encore plus l’accusé. Je raconte les faits comme je les ai vécus et pour que justice soit faite. »
Aujourd’hui à 15h18
L’une des amies de la victime raconte sa confusion au moment des faits dénoncés
La présidente Danièle Dionisi interroge désormais Camille, l’amie de la partie civile qui témoigne à la barre en ce début d’après-midi. Elle la questionne notamment sur son manque de réaction en constatant un rapport sexuel à côté d’elle entre son amie Fanny et Naps, le matin des faits.
« C’était gênant, mais je ne suis pas intervenue en me disant que si c’était consenti de sa part, je ne voulais pas déranger », se justifie la jeune femme, ses cheveux bruns tirés dans une queue de cheval, deux mèches bouclées encadrant son visage.
Fanny avait-elle les yeux ouverts pendant ce rapport? « Je ne peux pas vous dire si elle avait les yeux ouverts. J’ai regardé furtivement, j’ai vu l’accusé allongé sur elle. Alexia, elle était assise sur une chaise devant la télé. C’est là que je lui demande ce qu’il se passe et qu’elle me fait cette réponse lunaire, ‘c’est trop petit ça va pas rentrer’. »
Camille explique également s’en être voulue, a posteriori, de ne pas avoir réagi davantage.
Aujourd’hui à 15h01
L’amie de la partie civile déclare avoir eu « l’impression qu’elle se sentait sale »
Toujours à la barre, l’amie de Fanny explique avoir demandé plus tard à cette dernière si le rapport sexuel avec le rappeur était consenti.
« J’avais l’impression qu’elle se sentait sale en fait, ça se voyait. Quand je me retrouve seule avec Fanny, je lui pose clairement la question: qu’est-ce qu’il s’est passé, est-ce que c’était un viol? Elle me fait comprendre que oui », relate Camille, 25 ans.
Elle conseille par la suite à son amie d’aller porter plainte, et l’accompagnera au commissariat de Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine.
Aujourd’hui à 14h53
La victime n’a pas émis de « gémissements » pendant le rapport avec Naps, assure son amie
Camille, l’une des deux amies qui étaient présentes au moment des faits, dépose toujours à la barre. Elle explique avoir mis du temps à réaliser que quelque chose d’anormal était en train de se dérouler à côté d’elle, alors qu’elle a aperçu le rappeur allongé sur son amie Fanny.
« J’ai même pas entendu un gémissement de la part de Fanny, j’ai vraiment rien entendu. C’est ce qui m’a déjà semblé bizarre. »
Elle finit par se lever et va récupérer son téléphone et celui de Fanny, que le garde du corps de Naps a emporté avec lui dans une autre chambre. « Je descends dans la chambre du cousin de l’accusé. Quand je lui demande de me remettre les téléphones, il me dit « tu suces? Je remonte dans la chambre, je dis aux filles ‘il faut qu’on parte' », décrit-elle.
Aujourd’hui à 14h48
Une amie de la victime raconte la nuit où les faits se sont déroulés
« Je suis l’amie de la partie civile ». Camille* a quitté son long manteau noir et s’avance à la barre. Amie de Fanny, elle dépose en tant que témoin puisqu’elle se trouvait dans la chambre d’hôtel lors du viol que la plaignante dénonce.
Elle relate comment s’est déroulée la soirée. Elle évoque un début de soirée « sans ambiguité », dans une atmosphère conviviale, avant que les trois jeunes femmes ne suivent Naps dans sa chambre. « C’était comme si on était entre amis », explique-t-elle.
Arrivée dans la chambre du rappeur, Camille s’endort rapidement sur le lit. Puis elle est réveillée par des mouvements de va-et-vients à côté d’elle.
« J’étais gênée mais je me suis rendormie. Un peu après j’ai été réveillée à nouveau par ces va-et-vients. Je jette un regard furtivement. Je vois l’accusé allongé sur Fanny. (…) Et je vois Alexia* (l’autre amie de la plaignante, NDLR), discrètement, je lui demande ce qu’il se passe, et cette dernière me répond une réponse lunaire: ‘C’est trop petit, ça va pas rentrer’. »
Aujourd’hui à 12h35
L’une des avocats de Naps met en question l’expertise psychologique de la victime
La défense questionne la psychologue Ambre Piquart sur la différence de méthodes utilisées pour l’expertise de Nabil Boukhobza, l’accusé, et la partie civile.
« Quand on s’intéresse au mis en cause, c’est la structure de la personnalité qui nous intéresse. Quand on expertise des victimes, c’est plus au niveau des propos tenus, de la cohérence », décrypte la psychologue.
« Ce qui nous intéresse, c’est l’état psychologique, voir s’il y a des éléments dépressifs ou de stress post-traumatique. »
Me Orane Quénot, l’une des avocates du rappeur, tente de pointer des manquements dans l’expertise psychologique de Fanny, et ainsi mettre en question ses conclusions.
L’audience est suspendue, elle reprendra à 14 heures 15.
Aujourd’hui à 12h26
La psychologue qui a reçu la victime décrit celle-ci comme « authentique »
La psychologue qui a reçu Fanny lors de la phase d’instruction est toujours en train de déposer, en visioconférence. Elle répond désormais aux questions de l’avocat de la jeune femme, Me Jean-Baptiste Boué-Diacquenod.
« Le viol qu’elle dénonce est une effraction physique et psychique, de part la violence des faits », décrit-elle.
L’avocat l’interroge: est-ce qu’il lui a semblé que sa cliente affabulait? Réponse: « Moi, je l’ai trouvée plutôt authentique dans l’échange qu’on a pu avoir, dans la posture, les émotions étaient adaptées au propos tenu. Je l’ai trouvée authentique dans ce qu’elle pouvait me confier. Je ne l’ai pas sentie sur un versant euphorique ou hystérique. »
Aujourd’hui à 12h17
Selon la psychologue, la victime « culpabilise sur le fait de s’être endormie »
Au sujet de Fanny, la psychologue qui l’a expertisée pendant l’enquête et qui répond aux questions de la cour ce midi explique avoir perçu une certaine « culpabilité » chez la jeune femme.
« On sent pas mal de culpabilité sur le fait de s’être endormie » dans la chambre d’hôtel de Naps, la nuit des faits. « Il y a beaucoup de culpabilité dans le fait d’avoir perdu le contrôle. »
La psychologue Ambre Piquart explique que la victime lui a dit ne s’être confiée qu’à peu de monde. « Elle me dit que peu de personnes sont au courant de ce qu’elle a vécu hormis ses deux amies. » D’après elle, elle présentait un « besoin aussi de se recentrer et de se protéger du regard des autres, qui plus est du public compte-tenu du statut du mis en cause. »
Aujourd’hui à 12h03
La psychologue qui a reçu la victime a décelé des symptômes d’un traumatisme
La psychologue qui a rencontré Fanny dans le cadre de l’enquête décrit une jeune femme très « anxieuse » qui présente des symptômes de psycho-trauma.
« Elle décrit un syndrôme de réminiscence, des cauchemars, des troubles du sommeil, des réveils nocturnes. Elle décrit qu’elle est tout le temps fatiguée, qu’elle a du mal à se concentrer », commence l’experte, Ambre Piquart. « Elle évoque des troubles de l’humeur, qu’elle a perdu confiance en elle, qu’elle connaît des moments d’angoisse dans les transports en commun. »
« Elle se mange les cuticules, on sent beaucoup d’anxiété », indique-t-elle aussi.
Aujourd’hui à 12h00
D’après une psychologue, la plaignante « décrit des flashs » et a du mal à « se souvenir en détails »
C’est au tour de la psychologue qui a reçu Fanny dans le cadre de la procédure de déposer, en visioconférence. Selon Ambre Piquart, la jeune femme à l’époque âgée de 21 ans lui a semblé d’emblée très anxieuse.
Elle s’était décrite comme plutôt solitaire, ayant rencontré des amis assez tardivement, au lycée. Après avoir eu son bac, elle entreprend des études à Nanterre mais les abandonne et travaille comme serveuse au moment des faits.
Au niveau de la nuit des faits, Fanny « décrit surtout des flashs qui reviennent comme ça, c’est compliqué de se souvenir en détails, elle pleure beaucoup, à plusieurs reprises. »
Selon l’experte, la jeune a été blessée par l’absence de réaction de son amie Alexia, qui selon elle a assisté à son viol sans intervenir, mais aussi par l’évocation d’un « plan à trois » par Naps, après les faits. « Il était persuadé qu’on allait revenir. Il nous a pris pour « des petites folles de boîte de nuit », dit-elle à l’experte.
Aujourd’hui à 11h38
Un expert en toxicologie égrène les effets de la consommation de protoxyde d’azote
L’expert en toxicologie est désormais interrogé sur les effets de la consommation de protoxyde d’azote par la plaignante, la nuit des faits.
« Le protoxyde d’azote, consommé à forte dose, peut entraîner une modification de la perception de la réalité, mais aussi une faiblesse musculaire (…) due à un relâchement musculaire », précise-t-il à la barre.
Aujourd’hui à 11h30
Une consommation de cannabis détectée chez la victime lors d’analyses toxicologiques
Après une courte suspension d’audience, un expert en toxicologie dépose à son tour à la barre. Il précise que la plaignante a été expertisée environ 20 heures après les faits.
Les analyses n’ont pas mis en évidence la présence d’alcool à ce moment-là, ni celle de médicaments psychoactifs. Seul du cannabis était retrouvé.
« Elle déclare avoir consommé du protoxyde d’azote au moment des faits. Mais cette consommation avait déjà été éliminée donc elle n’a pas pu être mise en évidence », ajoute-t-il.
Relancé par la présidente sur la consommation d’alcool, l’expert pointe qu’une grande quantité d’alcool a pu être éliminée dans le laps de temps qui s’est écoulé entre les faits et les analyses.
Aujourd’hui à 10h44
L’experte en empreintes génétiques interrogée par la défense
Questionnée à présent par Me Orane Quénot, l’une des avocates de la défense, l’experte précise qu’aucun ADN masculin n’a été retrouvé dans les prélèvements vaginaux réalisés sur la victime. « On ne peut donc pas affirmer qu’il y a eu pénétration? », poursuit l’avocate.
« On ne peut ni exclure, ni affirmer qu’il y a eu pénétration. Mais on peut émettre l’hypothèse que s’il y a eu pénétration, elle n’a pas été suffisamment prolongée et intensive pour permettre de déposer suffisamment de cellules dans le vagin de la victime », détaille Alexandra Schlenck.
Pour rappel, ni l’accusé, ni la partie civile ne nient qu’il y a eu une pénétration. Le débat repose plutôt sur l’absence ou la présence du consentement de la jeune femme.
Aujourd’hui à 10h36
L’ADN de l’accusé retrouvé en grande quantité sur le string de la victime
L’experte en empreintes génétiques qui a analysé le string que portait la plaignante au moment des faits s’est connectée en visioconférence. La présidente interrompt donc l’interrogatoire de Naps sur les faits pour la questionner.
Elle explique, comme dans son rapport, que l’ADN de Nabil Boukhobza est notamment retrouvé en forte quantité sur le tour de taille du string et sur la surface extérieure arrière, au niveau des fesses.
Cela pourrait signifier que l’artiste a pu toucher le sous-vêtement sur ses faces, détaille Alexandra Schlenck. « Ce qui veut dire qu’il y a eu un contact plus que furtif entre M. Boukhobza et le vêtement. »
Aujourd’hui à 10h19
Le rappeur affirme que le rapport sexuel avec la plaignante « se passait très bien »
En veste en jean bleue, le rappeur, qui livre sa version des faits à la barre, en vient au récit du rapport sexuel avec Fanny, qui selon lui était consenti. « Ca s’est chauffé, des caresses, on s’est embrassés. »
« Puis le rapport a commencé, ça se passait très bien, j’entendais des gémissements, c’était pas sec. Pour moi il y avait tous les signaux qui montraient que c’était cool, quoi, assez normal », affirme-t-il.
Il raconte avoir ensuite changé de partenaire en se tournant vers Alexia*, l’amie de Fanny. « Je n’avais plus d’érection à ce moment-là. A partir d’un moment, elle a mis la main comme ça, comme pour dire « stop » quoi. »
Selon son récit, les trois amies sont ensuite allées récupérer leurs téléphones portables et ont quitté l’hôtel.
Aujourd’hui à 10h15
Naps livre sur sa version des faits à la barre
En attendant qu’une seconde experte se connecte en visioconférence, la présidente souhaite interroger Naps sur sa version des faits, la nuit du 30 septembre au 1er octobre.
Il démarre d’entrée sur leur arrivée à l’hôtel. « On est arrivé à l’hôtel à 6h38, je crois. Vers 6h30. On va dans la chambre avec les trois filles. Celui qui s’occupe de la sécurité est parti chercher des bonbonnes. J’ai peut-être bu quelques gorgées de vodka, avec du jus. C’était un fond de bouteille qui me restait. »
Il raconte que le petit groupe a commencé à discuter et danser, et que Fanny s’est assise sur ses genoux plusieurs fois. « Ça dansait, ça se rasseyait, ça twerkait… Une danse assez… près du corps, quoi. Un peu collé-serré, du twerk. »
Aujourd’hui à 10h00
Un médecin interrogé sur le type de lésions retrouvées sur la plaignante
Le médecin qui a examiné la plaignante après qu’elle a déposé plainte est interrogé sur le type de lésions retrouvées sur la jeune femme.
« Qu’est-ce qui crée ces lésions chez une femme? », demande la présidente. Des attouchements ou une pénétration, répond-il.
Est-ce qu’un rapport consenti peut entraîner ce genre de lésions? « Dans le cadre d’un rapport consenti on peut avoir ce type de déchirure. »
Dans son rapport, le médecin de l’unité médico-judiciaire mentionnait que la victime avait déclaré souffrir de maux de ventre. « Une pénétration un peu violente, notamment », ce genre de maux de ventre.
Aujourd’hui à 09h55
L’audience reprend ce matin avec l’audition d’un médecin qui a examiné la victime
L’audience démarre ce matin avec la déposition du médecin de l’unité médico-judiciaire qui a examiné Fanny, la plaignante, après son dépôt de plainte.
La jeune femme lui déclare d’entrée avoir été victime d’une agression, d’une pénétration vaginale non consentie, sans préservatif.
Si des lésions ont bien été constatées, elles n’ont pas nécessité de délivrer une Interruption temporaire de travail (ITT), indique le médecin.
« A l’interrogatoire la personne a indiqué qu’elle n’était plus vierge au sens médical du terme. Néanmoins, l’hymen présentait de petites déchirures qui pouvaient dire que l’hymen avait été dilaté récemment », dans les « 24 à 30 heures précédentes », explique-t-il encore à la barre.
Aujourd’hui à 09h14
Les amies de la victime doivent également témoigner
Ce matin, plusieurs experts, notamment sur l’ADN et la toxicologie, doivent être entendus.
Deux amies de la victime doivent aussi déposer cet après-midi. Leur témoignage est capital puisqu’elles se trouvaient avec la plaignante au moment des faits.
Cette dernière a notamment reproché à l’une d’entre elles de ne pas être intervenue à ce moment-là.
Aujourd’hui à 09h00
Au premier jour de son procès, Naps conteste à nouveau les faits reprochés
Comme il le fait depuis le début de la procédure, le rappeur marseillais a indiqué à la cour qu’il « conteste les faits » qui lui sont reprochés, hier.
Revenant sur son enfance et son parcours dans la musique, il a expliqué que les plaintes déposées à son encontre avaient changé sa vie, décrivant un avenir professionnel désormais « flou ».
Notre compte rendu de la première journée d’audience est à retrouver ici.
Aujourd’hui à 08h45
Le témoignage de la victime attendu cet après-midi
Bonjour à toutes et tous. Bienvenue dans ce direct consacré au second jour du procès du rappeur marseillais Naps pour « viol .
L’artiste est accusé d’avoir abusé d’une jeune femme, Fanny* dans une chambre d’hôtel parisienne, en octobre 2021.
Cet après-midi, la victime doit livrer son témoignage à la barre.
*Le prénom a été modifié.