• Le militant nationaliste Quentin Deranque est mort, le 14 février, après des coups portés par au moins six individus masqués et cagoulés à Lyon.
  • Cinq hommes ont été interpellés, dont l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, a annoncé le parquet de Lyon.
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Mort de Quentin Deranque, 23 ans, violemment agressé à Lyon

Les éléments marquants4 INTERPELLATIONS

Quatre personnes ont été interpellés, indique à TF1-LCI le parquet de Lyon. Selon nos informations, il s’agit de quatre hommes, tous âgés d’une vingtaine d’années. Parmi eux se trouve Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault. Ils ont été placés en garde à vue peu après 18 heures. 

18:46Minute par minuteUN 5E HOMME INTERPELLÉ

Selon nos informations, une cinquième personne, un homme également, a été interpellé. 

19:50BARDELLA CHARGE MÉLENCHON

De son côté, le président du RN Jordan Bardella accuse Jean-Luc Mélenchon d’avoir « ouvert les portes » de l’Assemblée « à des meurtriers présumés ». 

19:41JEAN-LUC MÉLENCHON RÉAGIT

« On se déshonore (…) lorsque l’on frappe d’une manière qui comporte le risque d’infliger la mort », a réagi le chef de file insoumis Jean-Luc Mélenchon. 

19:404 INTERPELLATIONS

Quatre personnes ont été interpellés, indique à TF1-LCI le parquet de Lyon. Selon nos informations, il s’agit de quatre hommes, tous âgés d’une vingtaine d’années. Parmi eux se trouve Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault. Ils ont été placés en garde à vue peu après 18 heures. 

18:46CIRCULAIRE SUR L’INTERDICTION DE RÉUNIONS

Aux côtés de son collègue à l’Intérieur Laurent Nuñez, le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste a envoyé une circulaire aux préfets et aux recteurs sur les réunions politiques dans les facultés. Le texte, daté de lundi et consulté par l’AFP, leur rappelle leur rôle d’accompagnement des présidents d’université pour décider ou non d’annuler des événements, leur avis permettant d' »apprécier la gravité de la menace ou du risque de trouble à l’ordre public ».

Le document redit les critères, déjà existants, que doivent examiner les présidents d’université pour autoriser ou interdire la mise à disposition de locaux pour des étudiants qui en font la demande : concilier « les libertés académiques et les libertés d’expression » et le « maintien de l’ordre dans l’établissement et le bon fonctionnement du service public », en fonction du « contexte » et du « contenu de la réunion ». 

« Le contexte actuel montre hélas que des troubles graves à l’ordre public peuvent survenir à l’occasion de telles réunions », ajoute-t-il, soulignant le « climat très particulier de tensions voire de violences extrêmes autour de tels évènements, comme en témoigne la tragédie qui vient d’endeuiller Lyon ».

17:31L’INTERDICTION DE RÉUNIONS POLITIQUES DOIT ÊTRE « EXCEPTIONNELLE »

Dans le sillage de la mort de Quentin Deranque, le gouvernement veut drastiquement limiter dans les universités les réunions politiques accusées de générer des « violences ». Le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste a néanmoins soutenu à l’Assemblée nationale que cette interdiction devait « être autant que faire se peut exceptionnelle », affirmant que l’université est « un espace de débat contradictoire » et « apaisé ».

« Tous les élus de la République peuvent intervenir dans des conférences », a-t-il dit devant les députés, mais lorsque « ces conférences représentent des risques avérés de troubles à l’ordre public, celles-ci ne doivent pas pouvoir se tenir. »

17:24LA RÉACTION DES VERTS ET DU PCF

Dans le reste de la gauche, la porte-parole du groupe Ecologiste et social à l’Assemblée Léa Balage-El Mariky a estimé qu’il fallait « raison garder » et que dans le cadre des municipales à venir, chaque commune, chaque liste, avait une « spécificité ».

Le président du groupe PCF a lui reproché à l’eurodéputé Raphaël Glucksmann une « exploitation politicienne absolument scandaleuse à l’égard d’une formation politique qui, jusqu’à preuve du contraire, n’a rien à voir avec ce qui s’est passé à Lyon ».

17:20″RESPONSABILITÉ DANS LA BRUTALISATION »

Un autre porte-parole du groupe PS, Romain Eskenazi, a lui estimé que La France insoumise, si elle ne pouvait être tenue responsable de la mort de l’étudiant de 23 ans, a une « responsabilité dans la brutalisation de la vie et des discours politiques », « par ses attitudes, par ses déclarations » ou par ses visuels sur les « réseaux sociaux ».

17:19L’ALLIANCE ENTRE LFI ET LA JEUNE GARDE, UNE « ERREUR »

L’alliance entre La France insoumise et la Jeune Garde était une « erreur », a affirmé un des porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée, Arthur Delaporte, auprès d’un petit groupe de journalistes à l’Assemblée nationale. Le député a toutefois relevé que le parquet ne fait pas de lien à ce stade entre la mort de Quentin Deranque et le mouvement antifasciste. 

« Nous, on défend une politique qui est non-violente, fondamentalement », a-t-il ajouté, rappelant au passage que le PS n’avait pas soutenu au premier tour la candidature du fondateur du groupuscule, Raphaël Arnault, aux législatives de 2024. Le parti l’avait jugé à l’époque « trop extrémiste ». 

Interrogé sur des déclarations de l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, pour qui le drame rend « impensable » toute alliance électorale avec LFI, Arthur Delaporte a répondu que pour lui il fallait raisonner « au cas par cas », cette question faisant débat au Parti socialiste.

17:18″REMISE EN CAUSE PROFONDE »

Jérôme Guedj assure par ailleurs qu’il n’y a « pas un malaise » dans les rangs socialistes, au sujet de la mort de Quentin Deranque. « Il faut que la justice puisse dire (…) exactement ce qu’il s’est passé », mais « puisque ce fait est lié à une conférence de Rima Hassan » et que le groupe d’extrême gauche la Jeune Garde « est manifestement présent à un moment ou un autre (sur) les lieux » et est « lié » à LFI, « selon les termes de Jean-Luc Mélenchon lui-même », « je m’autorise à extrapoler dès à présent », explique le député. 

Il appelle ensuite à une « remise en cause profonde et une clarification dans les rapports que nous pouvons ou devons ne pas avoir avec cette formation politique ». « Il n’y aura plus d’accord électoral ou programmatique » avec LFI, mais il faut « le vérifier à toutes les étapes », y compris pendant les municipales le mois prochain, plaide-t-il. « Mieux vaut perdre une élection que perdre son âme. »

16:13″LA FRANCE INSOUMISE A FRANCHI LA LIGNE ROUGE »

Invité sur LCI, le député socialiste de l’Essonne Jérôme Guedj accuse LFI d’entretenir « l’ambiguïté, la brutalisation, la complaisance avec des renoncements de nos valeurs républicaines, sur la laïcité, (…) sur ce rapport à la violence dans la politique ». « La ligne rouge, qui fait que les gens ne sont plus dans le camp de la gauche, c’est quand ils entretiennent une sorte de fascination pour la brutalisation du débat politique, qui (…) se traduit immanquablement : on passe de la violence verbale à la violence physique », poursuit l’élu. 

« Il faut dire les choses avec l’évidence qu’elles appellent : il ne peut pas y avoir de lien, de connivence, de complaisance avec des formations politiques qui sont sorties d’une certaine manière de ce qui fait notre goût commun pour le débat politique », appuie-t-il encore. « Laisser s’instiller la banalisation de la violence (…), ce n’est pas acceptable de la part d’une formation politique. La France insoumise, de longue date et à plusieurs reprises, a franchi la ligne rouge », ajoute-t-il, exhortant à une « rupture franche, nette et claire ». 

16:08CONFRONTATION

Retrouvez ici la vidéo de la passe d’armes tendue entre la cheffe de file des députés insoumis Mathilde Panot et le Premier ministre Sébastien Lecornu. 

16:03

VIDEO – Mort de Quentin Deranque : « Ce que vous venez de faire est ignoble et abject », interpellé par Mathilde Panot, Sébastien Lecornu répond avec virulenceSource : TF1 Info

VIDEO - Mort de Quentin Deranque : "Ce que vous venez de faire est ignoble et abject", interpellé par Mathilde Panot, Sébastien Lecornu répond avec virulenceLogo lecture« IL EST TEMPS QUE VOUS FASSIEZ LE MÉNAGE »

« Pourquoi tout le monde doute de votre sincérité ? (…) Tout simplement, parce qu’il est temps que vous fassiez le ménage, madame la présidente Panot, dans vos propos, dans vos idées et surtout dans vos rangs », lâche encore Sébastien Lecornu, visiblement très irrité. 

« Depuis de nombreux mois, il y a une multiplication de prises de parole qui sont d’une violence inouïe, qui sont parfois à caractère antisémite, et désormais qui laissent justement de l’ambiguïté sur la violence. Que ce grave assassinat (…) serve au moins, pour sa mémoire, à ce que vous vous posiez les bonnes questions et qu’enfin vous tiriez un certain nombre de leçons et de conclusions », conclut-il. 

16:01″ABSOLUMENT IGNOBLE ET ABJECT »

« Ce que vous venez de faire est absolument ignoble et abject », répond Sébastien Lecornu. « On peut avoir des divergences politiques, mais lorsqu’on est un humaniste (…) on n’oppose pas un mort à un autre mort, un assassinat à un autre assassinat. Il n’y a pas une violence acceptable dans un sens et inacceptable dans un autre », réplique le Premier ministre. « Le refus de la violence, c’est pour tout le monde, en tout temps, en tout lieu, physique comme verbale. » 

« Je suis le premier à condamner les violences faites contre les députés insoumis », se défend-il encore, assurant que la police « se tiendra aux abords de vos permanences, vos meetings, pour protéger la démocratie », y voyant « une rupture profonde » avec les Insoumis.

15:58″AUCUN DISPOSITIF N’A ÉTÉ PRÉVU »

« Monsieur le Premier ministre, faire peser sur notre groupe une responsabilité morale imaginaire, ne parviendra pas à éclipser votre réelle responsabilité politique », ajoute Mathilde Panot, s’adressant à Sébastien Lecornu. « Le maintien de l’ordre public relève de la compétence exclusive de votre gouvernement, et non pas de l’opposition parlementaire », insiste-t-elle, demandant « pourquoi aucun dispositif n’a été prévu, ouvrant la voie à tous les débordements, alors que les renseignements territoriaux étaient avertis depuis plusieurs jours de la présence (du collectif identitaire) Némésis » ce soir-là à Lyon. 

« Vous annoncez interdire les conférences au moindre de risque de troubles à l’ordre public, à l’heure où nos permanences sont attaquées, nos parlementaires menacés de mort et de viol, nous vous disons solennellement : les institutions démocratiques ne doivent jamais céder », conclut la parlementaire. 

15:54″AUCUN INSOUMIS N’EST IMPLIQUÉ, NI DE PRÈS, NI DE LOIN »

La présidente du groupe insoumis Mathilde Panot s’exprime à son tour. « Nous n’acceptons pas que la violence physique, d’où qu’elle vienne, soit employée pour régler les conflits. Jamais nous ne l’avons acceptée, jamais nous ne l’accepterons », se défend l’élue. « Ceux qui instrumentalisent ce drame pour nous salir doivent cesser, leurs manœuvres sont indignes : aucun insoumis n’est impliqué, ni de près, ni de loin dans ces violences », lâche-t-elle. 

« Si nous combattons l’extrême droite et les groupuscules fascistes violents autour d’elle, c’est précisément parce qu’ils glorifient la mort et la brutalité (…) et qu’il n’y a plus anti-républicain que cela », poursuit la députée, estimant qu’il faut « méconnaître l’histoire pour accepter la victimisation de l’extrême droite et prétendre que les violences seraient à gauche de l’hémicycle », soulignant que « 12 personnes » ont été tuées par l’extrême droite « depuis 2022 ». 

15:49″UNE VIOLENCE INCONTESTABLE »

Le ministre de la Justice Gérald Darmanin reprend à son tour la parole, s’en prenant directement à LFI. « Il y a une violence incontestable entre La France insoumise et la Jeune Garde », lance-t-il, affirmant encore que « la Jeune Garde tue et La France insoumise devrait le condamner ». Il reproche plus largement aux Insoumis de considérer ce mouvement antifasciste comme « une organisation alliée ».

15:43″REFUS DE LA VIOLENCE POLITIQUE »

Sébastien Lecornu conclut sur « le refus de la violence politique » : cette « exigence » « nécessite une la grande clarté, de sortir de toutes les formes d’ambiguïtés », appuie le Premier ministre. « C’est un moment de vérité, (…) dans lequel un certain nombre de formations politiques ne pourront pas s’abriter derrière des raisonnements trop compliqués : soit on lutte et on refuse la violence, soit on ne lutte pas contre elle. Il n’y a pas de double standard, pas au fond de deux poids deux mesures », lance-t-il encore, des propos visant LFI sans la nommer. 

« On ne peut pas avoir la rhétorique de la confrontation en permanence et ne pas voir que ce qui se passe parfois dans cet hémicycle peut infuser dans l’ensemble de la société », poursuit-il, lançant un « appel à la responsabilité ». 

15:37″SI NOUS DEVONS INTERDIRE UN CERTAIN NOMBRE DE CONFÉRENCES… »

Le Premier ministre Sébastien Lecornu estime enfin qu’il faut « protéger les débats intellectuels au sein de ces universités ». « Ces troubles à l’ordre public répétés – plusieurs dizaines – menacent ce qui fait l’identité de l’université française, c’est-à-dire un lieu de débat intellectuel », ils « viennent mettre en danger ces libertés », s’inquiète-t-il. 

« Malheureusement, si nous devons interdire un certain nombre de conférences, ce qui doit demeurer l’exception, il faudra le faire, parce que c’est le seul moyen de défendre nos principes, qui sont cette liberté de dialogue », insiste le Premier ministre. 

15:34″IL NE FAUT PAS INVERSER LE RÉCIT »

« Il y a une tentation de nier la responsabilité individuelle. Dans notre société, chaque individu est responsable individuellement de ses actes », poursuit Sébastien Lecornu. Il affirme refuser de voir « évoluer le centre de gravité de cette responsabilité », en particulier un discours qui affirmerait que le « corps préfectoral, la police de Lyon auraient manqué à (leur) mission en n’assumant pas (leurs) missions de sécurité aux abords de Sciences Po Lyon ». « Les responsables sont celles et ceux qui commettent des actes de violence, il ne faut pas inverser le récit », martèle-t-il. 

15:31″QUE LA VÉRITÉ JUDICIAIRE PASSE »

Le Premier ministre répond à son tour, précisant tout d’abord que le gouvernement « dit toute sa solidarité » avec la famille de Quentin Deranque. « C’est un drame absolument épouvantable, (…) il faut que ce qui s’est passé ne soit pas impuni », déclare-t-il. « La première exigence, c’est que la vérité judiciaire passe. Elle doit passer sans aucune pression sur les enquêteurs et les autorités judiciaires », lance encore le chef du gouvernement. 

15:27″L’EXTRÊME GAUCHE A DU SANG SUR LES MAINS »

Le président du groupe LR Laurent Wauquiez prend la parole. « Ce n’est pas un fait divers, c’est le résultat de la banalisation de la violence politique », lance l’élu de Haute-Loire, estimant que « l’extrême gauche a du sang sur les mains », accusant directement le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon d’avoir voulu « cette violence comme un outil politique ». « C’est l’extrême gauche qui tue, (…) qui menace la République », lance-t-il encore, avant d’exhorter à mettre fin au « laxisme » dont bénéficieraient « ces groupuscules d’extrême gauche » mais aussi « l’impunité » dont jouirait LFI. « Tout ceci doit cesser », martèle-t-il encore, interpellant Sébastien Lecornu. 

15:25″LA BRUTALISATION DE LA VIE POLITIQUE DOIT ARRÊTER »

Après la minute de silence, le gouvernement a été interpellé par des élus. La députée RN du Rhône Tiffany Joncour, qui a fustigé un « meurtre politique », a demandé si l’exécutif comptait « dissoudre les organisations antifa ». En réponse, le garde des Sceaux Gérald Darmanin a assuré que « nous mettons les moyens » pour l’avancement de l’enquête, et l’interpellation des suspects. 

Le ministre évoque ensuite « les groupuscules qui utilisent la violence physique (…) et qui tuent (…) physiquement ». « Nous devons continuer à les dissoudre », « vous aurez le gouvernement toujours à vos côtés » pour « mettre fin à des agissements contraires à la démocratie », poursuit-il. « La brutalisation de la vie politique doit arrêter », notamment « quand on dit que la police tue » ou « lorsqu’on justifie l’action de la Jeune garde et qu’on investit aux élections législatives son dirigeant, déjà condamné pour violences physiques », insiste-t-il encore, renvoyant au député insoumis Raphaël Arnault. 

« Jean-Paul Sartre disait que les mots étaient des revolvers chargés. Que ceux qui arment les revolvers des mots les déchargent pour que nous puissions avoir une démocratie vivante et qui ne se termine pas par la mort de jeunes hommes et jeunes femmes dans la rue », ajoute-t-il. 

15:21MINUTE DE SILENCE

Les députés ont observé à 15h une minute de silence en hommage à Quentin Deranque. « Personne ne devrait mourir à 23 ans. Personne ne devrait mourir pour ses idées. En notre nom à tous, j’adresse nos pensées à sa famille et à ses proches endeuillés », a déclaré la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, avant d’appeler à observer cette minute de silence, unanimement respectée par les députés, debout dans l’hémicycle.

15:09

Mort de Quentin Deranque : l’Assemblée nationale observe une minute de silenceSource : TF1 Info

Mort de Quentin Deranque : l'Assemblée nationale observe une minute de silenceLogo lectureSÉCURITÉ

Le ministre de l’Enseignement supérieur a assuré mardi qu’il n’y aurait pas d’autres « meetings » dans les universités si un risque de trouble à l’ordre public est avéré. Une décision prise quelques jours après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon.

14:36Politique

Publié aujourd’hui à 14h35

PLAINTE EN DIFFAMATION

Dans un communiqué, Me Raphaël Kempf annonce déposer plainte en diffamation contre plusieurs personnalités proches de l’extrême droite dont Damien Rieu, militant, et l’Union nationale inter-universitaire. 

« Depuis plusieurs jours, divers influenceurs d’extrême droite se prennent pour des enquêteurs de police et des procureurs,semblent prendre leurs abonnés  pour un jury populaire et livrent des noms à la vindicte, suscitant des vagues  de haine et des menaces », dénonce l’avocat. « Tout à leur quête de vengeance, ils ont ainsi désigné à tort Blandine B. (membre de la Jeune Garde NDLR) comme ayant été présente à Lyon jeudi 12 février au soir, sur les lieux de la mort de Quentin D. Ils n’ont pas hésité à maquiller leur théorie avec une analyse mensongère d’une capture d’écran », poursuit-il. 

« Le nom et la photo de Madame B. ont été livrés en pâture sur les réseaux sociaux, la mettant en danger mais également ses proches et notamment ses parents. Son adresse a été retrouvée et des menaces lui ont été adressées. Méprisant les faits et la vérité, ces leaders d’opinion de l’extrême droite sur les réseaux sociaux ont déclenché une vague de cyberharcèlement qui a visé ma cliente et ses proches », détaille-t-il, précisant que sa cliente avait quitté la France le 11 février, veille du drame, pour plusieurs mois. « Il est  donc évident qu’elle ne figure pas sur la photo et qu’elle a été désignée à tort », conclut la robe noire. 

13:53LES AUTEURS N’ONT PAS TOUS ÉTÉ IDENTIFIÉS

Joint par la rédaction de TF1-LCI, le parquet de Lyon indique qu' »à ce stade, les auteurs n’ont pas encore tous été identifiés ». Il précise qu' »aucune interpellation n’est en cours dans le cadre de cette procédure ».

13:44 LFI SE DÉFEND DE TOUTE « RESPONSABILITÉ POLITIQUE »

Après la mort de Quentin Deranque à Lyon, LFI est pointée du doigt, ses adversaires l’accusant notamment d’avoir une « responsabilité morale » dans le « climat de violence » actuel.

« Il n’y a aucune responsabilité politique de La France insoumise dans ce drame », s’est défendu le coordinateur national du mouvement Manuel Bompard ce mardi.

Il « appelle tout le monde à la responsabilité et à la vigilance » et à stopper les « accusations infondées, graves et mensongères ».

13:42Politique

Publié aujourd’hui à 11h48

QU’EST-CE QUE LA JEUNE GARDE?

La Jeune Garde est pointée du doigt depuis la mort de Quentin D., agressé à Lyon. Selon nos informations, certains suspects y sont liés. Qu’est-ce que ce mouvement antifasciste, dissous en juin 2025 ?

13:41Police, justice et faits divers

VU SUR LCI

Publié aujourd’hui à 14h43

LES INSOUMIS, MIS EN CAUSE, TENTENT DE SE DISTANCIER

La France insoumise, très critiquée depuis l’agression mortelle du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, a tenté mardi de prendre ses distances avec les auteurs des faits, tout en s’insurgeant contre une « récupération » politique.

Mais la pression est forte alors que les suspects sont toujours en cours d’identification par la justice. Le gouvernement a dénoncé la « responsabilité morale » de LFI et même une personnalité de gauche, Raphaël Glucksmann, les a attaqués.

La séance de questions au gouvernement, prévue à 15H00 à l’Assemblée nationale, s’annonce donc particulièrement tumultueuse.

13:16″IL EST ABSOLUMENT IGNOBLE QU’IL Y AIT UNE INSTRUMENTALISATION DE CE DRAME »

« Il est absolument ignoble qu’il y ait une instrumentalisation de ce drame », déclare la présidente des députés LFI, Mathilde Panot. 

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« Évidemment, La France insoumise n’a rien à voir avec ce qui s’est passé à Lyon », assure-t-elle. 

11:40

CINQ SUSPECTS AU MOINS IDENTIFIÉS

Selon nos informations, cinq des six suspects ont été identifiés dans l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque. 

L’AFP, citant une source proche du dossier, indique que certains appartiennent à la « mouvance d’ultragauche » mais qu’ils ne sont pas fichés S. 

Alors que le gouvernement a pointé du doigt le groupe antifasciste « La Jeune Garde », le procureur a refusé lundi d’en dire plus sur le profil des agresseurs. « Quand on aura interpellé les gens, on va vous en dire plus sur leur appartenance », a-t-il éludé, disant vouloir se baser « non pas sur des rumeurs, mais sur des éléments » d’investigation.

11:38QUELLE PEINE ENCOURENT LES AUTEURS?

Les auteurs du lynchage mortel de Quentin Deranque, au nombre de six, n’ont pas encore été interpellés.  Le procureur de Lyon a annoncé lundi qu’il avait requalifié l’enquête en « homicide volontaire ». Pour ces faits, les auteurs encourent jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle. 

10:55

Mort de Quentin ; quelle peine encourent les suspects ?Source : TF1 Info

Mort de Quentin ; quelle peine encourent les suspects ?Logo lectureMINUTE DE SILENCE À L’ASSEMBLÉE

Une minute de silence sera observée mardi à l’Assemblée nationale après la mort à Lyon de Quentin Deranque, jeune militant nationaliste tué à Lyon, selon une annonce sur X du président du groupe UDR Eric Ciotti, confirmée ensuite par l’entourage de Yaël Braun-Pivet.

Cette décision a été prise par la conférence des présidents de l’Assemblée et « personne ne s’y est opposé » selon des sources parlementaires. La minute de silence aura lieu avant les Questions au gouvernement à 15h.

10:40″DES ACCUSATIONS INFONDÉES, GRAVES ET MENSONGÈRES » SELON BOMPARD

Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a réaffirmé ce mardi qu’il n’y avait « aucun lien » entre son mouvement et la mort du jeune militant nationaliste Quentin D. « J’appelle tout le monde à la responsabilité et à la vigilance parce que, quand on lance des accusations infondées, graves et mensongères, ça a des conséquences, a-t-il dit sur France Inter. Il n’y a aucune responsabilité politique de La France insoumise dans ce drame ».

« S’il y a des personnes, parmi les personnes mises en cause, qui ont une responsabilité dans ce drame et qui ont été membres de la Jeune Garde, elles doivent être punies », a également estimé Manuel Bompard.

09:44

PLUS DE « MEETINGS » DANS LES UNIVERSITÉS EN CAS DE « RISQUES DE TROUBLES À L’ORDRE PUBLIC »

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a annoncé mardi sur BFMTV qu’il n’y aurait pas d’autres « meetings » dans les universités si un risque de trouble à l’ordre public est avéré. « Avec les risques qu’on a aujourd’hui qui sont maintenant tristement très très clairs, évidemment non, il n’y aura pas d’autres meetings » de ce type-là dans les établissements, a indiqué le ministre, précisant avoir envoyé une circulaire aux préfets et aux recteurs en ce sens, tout en soulignant que la décision reviendrait à la fin aux présidents d’universités.

« Des discours qui ont vocation à enflammer les jeunes, à les mettre dans la rue pour avoir des interactions violentes (…), ce n’est pas possible de continuer à avoir ça aujourd’hui au sein des établissements », a fustigé Philippe Baptiste.

09:37

UNE « RESPONSABILITÉ MORALE » DE LFI SELON LE MINISTRE

« C’est un événement dramatique, les images sont insoutenables et c’est une immense tristesse pour nous, pour la communauté universitaire, pour ses parents, pour ses proches en tout premier lieu. Ce qu’il s’est passé est absolument abominable », a affirmé ce mardi sur BFMTV Philippe Baptiste. 

Le ministre de l’Enseignement supérieur a dénoncé « la responsabilité morale extrêmement forte » de LFI dans la transformation du « discours politique » en « violence physique ».

09:35

LE POINT SUR L’ENQUÊTE

Découvrez dans cette vidéo les dernières informations de TF1/LCI sur l’enquête après la mort de Quentin D. à Lyon, dont la famille a autorisé la diffusion de  la toute première photo.

09:08

Mort de Quentin D. : le point sur l’enquêteSource : TF1 Info

Mort de Quentin D. : le point sur l'enquêteLogo lectureÉRIC COQUEREL DÉNONCE UNE « RÉCUPÉRATION » POLITIQUE

Le député Insoumis a dénoncé ce mardi sur RTL une « récupération sordide et politicienne » de la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque. « Nous rejetons ce type de violence parce que ce n’est jamais la solution », a dit Éric Coquerel, affirmant penser aux « parents » du jeune homme décédé. Il a estimé que les attaques contre La France insoumise avaient pour but d' »affaiblir, voire d’éliminer la seule force alternative de gauche, peut-être capable d’empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir », dénonçant une « manière de faire absolument scandaleuse ».

08:59

« LFI N’A AUCUNE RESPONSABILITÉ DANS CE DRAME »

« Je condamne toutes formes de violence contre qui que ce soit et je veux rappeler que La France insoumise l’a toujours fait. Maintenant, de façon extrêmement claire, La France insoumise n’a aucune responsabilité dans la mort de Quentin Deranque, comme formation politique, ni Rima Hassan, ni Raphaël Arnault, ni le service d’ordre de LFI », a affirmé sur RMC Paul Vannier, député LFI du Val-d’Oise.

08:55

« AUCUNE EXCUSE »

Interrogé par Bastien Augey sur le « contexte lyonnais », Laurent Jacobelli a également réfuté toute responsabilité des groupes d’extrême droite. « Il y a un meurtre, un mort. Ce mort, qu’il soit d’extrême droite, d’extrême gauche, du centre ou apolitique, c’est extrêmement grave. La vie d’un jeune homme de 23 ans a été arrachée à sa famille, arrachée à ses amis. Aucune excuse ne peut venir temporiser cela », a-t-il déclaré sur le plateau de la matinale de TF1.

08:06LAURENT JACOBELLI SUR TF1

Invité de « Bonjour ! La matinale TF1 », Laurent Jacobelli, député de Moselle et porte-parole du Rassemblement national, a dénoncé un « crime odieux » et « une stratégie de la violence de l’extrême gauche », trois jours après la mort de Quentin Deranque à Lyon.

07:525 AGRESSEURS IDENTIFIÉS MAIS NON INTERPELLÉS

Après la mort de Quentin Deranque, violemment agressé à Lyon, l’enquête a été requalifiée en homicide volontaire. Aucune interpellation n’a été effectuée pour l’instant, mais après analyse des vidéos et des témoignages, il s’avère que le jeune homme est décédé à la suite de coups de tête assénés par au moins 6 personnes masquées et cagoulées. Au moins 5 ont été identifiées selon les informations de TF1/LCI.

07:11

Mort de Quentin : 5 agresseurs identifiésSource : TF1 Info

Mort de Quentin : 5 agresseurs identifiésLogo lectureFRAPPÉ PAR « AU MOINS SIX INDIVIDUS »

Les circonstances de l’agression mortelle de Quentin Deranque ont été précisées hier après-midi par le procureur de Lyon, Thierry Dran. Le militant nationaliste, déclaré mort ce samedi, a été jeté au sol et frappé par « au moins six individus » jeudi à Lyon.

06:33Police, justice et faits divers

Publié hier à 18h09

BONJOUR

Bienvenue dans ce direct consacré à la mort de Quentin Deranque, jeune homme de 23 ans, mort deux jours après avoir été victime d’une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan (LFI) à Lyon. Retrouvez ici les derniers éléments sur l’affaire et les différentes réactions qu’elle suscite. 

06:31

Le militant nationaliste Quentin D. a succombé à des coups portés par au moins six individus masqués et cagoulés, qui ne sont pas encore identifiés, a déclaré lundi le procureur de Lyon qui a requalifié l’enquête en « homicide volontaire ». Quand il a été pris en charge par les secours jeudi soir, le jeune homme « présentait essentiellement des lésions à la tête », « au delà de toute ressources thérapeutique et mortelles à brève échéance », a ajouté Thierry Dran lors d’une conférence de presse.

La police a entendu « plus d’une quinzaine de témoins » et analyse des vidéos de l’agression, mais « au moment où je vous parle, il n’y a pas eu d’interpellation », a déclaré Thierry Dran. « L’enquête cherche à identifier l’ensemble des auteurs directs des faits criminels. » 

Alors que le gouvernement a pointé du doigt le groupe antifasciste « La Jeune Garde », le procureur a refusé d’en dire plus sur le profil des agresseurs. « Quand on aura interpellé les gens, on va vous en dire plus sur leur appartenance », a-t-il éludé, disant vouloir se baser « non pas sur des rumeurs, mais sur des éléments » d’investigation.

« La Jeune Garde » pointée du doigt

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a pointé du doigt la possible implication de « La Jeune Garde », une organisation antifasciste qui nie toute responsabilité dans les « tragiques événements » survenus à Lyon. Le groupe d’extrême gauche, qui fait l’objet d’une procédure de dissolution, a été fondé à Lyon en 2018 par Raphaël Arnault, aujourd’hui député de La France insoumise, qui a exprimé samedi sur X « horreur et dégoût » après la mort de l’étudiant. La présidente du collectif Némésis Alice Cordier a désigné dès vendredi un des assistants parlementaire de Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot, comme agresseur.

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Dimanche, ce dernier a  « démenti formellement », par le biais de son avocat, « être responsable de ce drame » mais s’est retiré de ses fonctions de collaborateur le temps de l’enquête. Lundi, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a annoncé suspendre « les droits d’accès » à l’Assemblée de Jacques-Elie Favrot, « dont le nom est cité par plusieurs témoins » dans l’agression.

La rédaction de TF1info