Les négociations ont repris ce mardi à Genève entre Russes, Ukrainiens et Américains. Une nouvelle session de pourparlers qui visent à trouver une issue à quatre ans (dans une semaine) de combats. Pendant ce temps, l’armée russe poursuit son œuvre de destruction massive sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Des attaques qui n’ont d’autre but que de créer une crise humanitaire, alors que la population subit une vague de froid inhabituelle, avec des températures atteignant -20 °C. La capitale, Kiev, et ses 3 millions d’habitants subissent quotidiennement plusieurs coupures d’électricité dans le courant de la journée, les privant de chauffage mais aussi d’eau chaude et de lumière. À tel point que les autorités municipales ont invité les foyers qui le peuvent à quitter momentanément la ville pour se rendre dans une résidence secondaire.
Le réseau ferroviaire pris pour cible
La Russie a davantage attaqué les infrastructures énergétiques ukrainiennes au cours de l’année 2025 qu’au cours des trois années passées réunies. La population civile n’est pas la seule à souffrir de la stratégie russe, l’économie est elle aussi frappée de plein fouet. Pour continuer à produire, certaines entreprises ont été contraintes d’investir dans des groupes électrogènes fonctionnant à l’essence ou au gasoil, ne les épargnant pas pour autant d’une hausse des coûts et des difficultés financières. La pérennité économique de certaines PME est ainsi menacée. Et c’est bien ce que recherche actuellement Moscou en prenant également pour cible le réseau ferroviaire ukrainien, crucial pour l’économie et la logistique du pays. Faute de trêve durant les négociations (bien au contraire), faute d’espoir sur l’issue des pourparlers, faute de certitudes sur une très hypothétique paix, les Ukrainiens, peuple résilient s’il en est, ne s’accroche plus qu’à une chose : l’arrivée du printemps et le retour de températures plus clémentes.