Si vous venez d’hériter d’un oncle anglais inconnu, si les numéros de votre EuroMillions étaient les bons ou si vous avez fait comme la fourmi et mis de côté tout l’été, alors cette bonne affaire n’attend que vous. En vente sur le site de l’agence immobilière Savills, une maison de campagne classée Grade II a attiré les regards de plusieurs médias anglo-saxons ces derniers jours. Pourquoi ? Tout simplement parce que cette immense demeure de près de 800 mètres carrés appartenait avant à Charlie Watts, le regretté batteur des Rolling Stones.
Guidés par leur envie de se mettre au vert, c’est en 1983 que Charlie Watts et son épouse Shirley Ann Shepherd ont découvert cette maison nommée Halsdon House, en feuilletant les pages du magazine « Country Life ». Sous la plume de l’auteur américain Kevin Sessums et sous l’objectif d’Annie Leibovitz, dans les pages de « Vanity Fair » en 1989, leur nouvelle vie à la campagne était contée : « Là, lui et son épouse, l’artiste Shirley, mènent une vie solitaire et paisible au milieu d’une ménagerie composée de quinze chevaux arabes, dix-huit chiens et deux chats. » Bâti à la fin du XVIIe siècle, ce bien n’a pas toujours eu l’aspect ravissant qu’il a aujourd’hui. De nombreuses rénovations ont eu cours passant au fil des siècles de 100 000 euros (lorsque Charlie Watts l’a acquis) à 3 millions d’euros aujourd’hui.
La suite après cette publicité
La campagne ça vous gagne
Charlie et Shirley Watts ont adoré vivre entre les murs d’Halsdon House. Ils sont d’ailleurs restés au milieu des chevaux et des chiens jusqu’à la mort du batteur survenue le 24 août 2021 suite à la progression de son carcinome épidermoïde alors qu’il avait atteint les 80 ans. Durant quarante ans, le couple a échappé à l’agitation de la ville, ses excès et ses dangers. Charlie a d’ailleurs souvent été considéré comme le plus sage des Rolling Stones, restant fidèle à une seule femme et préférant dessiner dans sa chambre d’hôtel plutôt que de tracer des lignes blanches dans les boîtes de nuit de Londres.