Ce mardi 17 février, Sandrine D’Angio a été condamnée en première instance par le tribunal correctionnel de Marseille pour « favoritisme », à une amende de 3 000 euros et un an d’inéligibilité. Les faits remontent à l’époque où elle était maire des 13e-14e (2017-2020) après avoir succédé à son oncle Stéphane Ravier, également condamné dans cette affaire. Un jugement dont elle va faire appel.
La décision de la justice tombe au plus mal pour Sandrine D’Angio. Très discrète sur la scène politique marseillaise ces dernières années, elle avait fait son retour surprise comme tête de liste du RN, justement dans les 13e et 14e, début février. Sa candidature est le fruit de la négociation entre Franck Allisio (RN) et Stéphane Ravier (ex-RN, ex-Reconquête) qui s’était retiré de la course aux municipales, début octobre, dans « l’intérêt supérieur de Marseille ».
L’antique slogan « Mains propres et tête haute » du fondateur du FN Jean-Marie Le Pen semble remisé aux oubliettes. Dans ce dossier, les deux prévenus avaient plaidé en défense leur méconnaissance des seuils de déclenchement des appels d’offres qui nécessitent une mise en concurrence.
Contactée par La Provence, Sandrine D’Angio indique qu’elle maintient sa candidature dans les 13e-14e. « Madame D’Angio a fait appel de cette décision. Elle est donc présumée innocente. Elle a tout notre soutien, appuie Olivier Rioult, porte-parole de Franck Allisio. Les retours du terrain montrent qu’elle va remporter la mairie du 13e-14e. » Un enjeu qui mérite visiblement de passer l’éponge sur cette condamnation, même non définitive.