Ce 21 novembre, il est 19 h, il fait nuit sur le Prado. Céline, 51 ans, se souvient traverser l’avenue marseillaise. « J’avais le feu piéton vert, se remémore cette institutrice. Je vois arriver une voiture de la contre-allée. Elle me roule sur le pied gauche. Je tape sur le capot, puis quand je parviens à me dégager, je perds l’équilibre. Je tombe. »

L’accident lui a occasionné une fracture du talus, un os du pied. Trois mois après, elle garde des séquelles, se déplace au ralenti avec des béquilles, voire en fauteuil roulant à son domicile.

« Tout est compliqué, je ne tiens pas debout »

« Mon quotidien est bouleversé, relate-t-elle. Tout est compliqué, je ne tiens pas debout. Pour faire quinze mètres, je mets dix fois plus de temps que vous. Je ne peux pas reprendre le travail. Je ne peux pas conduire pour aller voir ma maman qui est hospitalisée. Je n’ai pas pu assister aux obsèques d’un cousin. Je n’ai même pas pu le voir avant son décès. »

Ces conséquences sont assorties d’une autre peine : le conducteur, « un homme de 65-70 ans, selon des témoins », a pris la fuite. « J’ai porté plainte, mais les images des caméras n’étaient pas exploitables. Les autres caméras, on m’a dit qu’on n’avait…