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Rédaction Paris

Publié le

17 févr. 2026 à 16h55

Ce mardi 17 février 2026, les enseignants d’Île-de-France étaient mobilisés contre les suppressions de postes dans l’Éducation nationale. Cette journée de grève a rassemblé plusieurs centaines de personnes à Paris, prémices « d’une mobilisation plus grande après les vacances », affirment les syndicats. Elle était suivie par 6,16 % des enseignants de la région.

Des postes en danger dans les académies de Paris, Versailles et Créteil

Le taux de grévistes est de 6,84 % chez les enseignants des écoles maternelles et élémentaires et de 5,77 % pour ceux des collèges et lycées, a détaillé le ministère de l’Éducation dans un communiqué. Le taux de grévistes s’élève à 5,12 % en moyenne en ajoutant les autres types de personnels, indique-t-il. Il est de 13,3 % chez les personnels de la vie scolaire, tous types d’établissements confondus.

Une intersyndicale de l’éducation — rassemblant la FSU (dont le SNUipp-FSU et le SNES-FSU), le SE-UNSA, FO, la CFDT, la CGT et SUD — avait appelé à la grève et à la mobilisation en Île-de-France après l’annonce de suppressions de postes dans les académies de Paris, Versailles et Créteil.

Les écoles primaires les plus touchées

« Le premier degré est particulièrement touché dans ces trois académies », a dénoncé Laurent Bayssière, secrétaire académique du SE-Unsa Créteil, depuis la place de la Sorbonne d’où partait le cortège en direction du ministère. Selon les syndicats, 140 postes doivent être supprimés dans le premier degré dans l’académie de Créteil, 90 à Paris et 170 à Versailles.

Régulièrement mise en avant par le ministre Édouard Geffray, la baisse démographique « n’est pas un argument », estime Yelena Susic cosecrétaire de la FSU Île-de-France.
« On voit bien qu’il y a moins d’élèves », reconnaît Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, « mais pour autant, vu l’état d’urgence de l’Éducation nationale, il y a besoin de création d’emplois pour diminuer le nombre d’élèves dans les classes et améliorer les conditions de travail de nos collègues ».

En tout, 4 000 postes seraient menacés

Les organisations syndicales réclament l’annulation de toutes les suppressions de postes, aussi bien au niveau régional que national. À Paris, des personnels de plusieurs établissements sont en grève depuis le 10 février.

Le ministère de l’Éducation a revu à la baisse fin janvier les suppressions de postes d’enseignants pour la rentrée 2026 après une communication prévoyant des chiffres supérieurs à ceux du projet de loi de finances. Les suppressions de postes d’enseignants dans le premier degré public (écoles) reviennent à 1 891 et celles du second degré (collèges et lycées) à 1 365, comme prévu dans le projet de loi de finances (sur un total d’environ 4 000 suppressions, public et privé confondus).

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