Divisée en 2020, la droite marseillaise a progressivement effacé ses cauchemars. Ils lui ont coûté la mairie en 2020, sur fond de succession ratée après les 25 années de règne de Jean-Claude Gaudin. Un modèle loin d’être unique en Provence.

À Toulon, le crépuscule politique inattendu pour l’ancien maire de centre droit Hubert Falco, condamné par la Justice, a conduit à une bagarre de succession entre la maire sortante et un ancien adjoint qu’il soutient. À Nîmes, le passage de témoin ne s’est pas fait entre l’octogénaire Jean-Paul Fournier, maire depuis 2001 et la bataille fait rage entre son ancien premier adjoint et le président de la Métropole. À chaque fois, le Rassemblement national est en embuscade, envoyant des poids lourds. À Nice, l’héritage de Jacques Médecin est un peu plus lointain, mais les frères ennemis qui s’entredéchirent, le maire Horizons Christian Estrosi et son ancien collaborateur Éric Ciotti, désormais allié du RN, revendiquent l’histoire de la droite locale. Leur duel au couteau est violent. Non loin de là, à Menton, c’est d’un autre héritage qu’il s’agit. Celui de Nicolas Sarkozy, au soutien de son fils Louis qui, débarquant tel Napoléon à 28 ans, joue les chiens dans le jeu de quilles à droite. Où se bousculent cinq candidats pour succéder au maire sortant Yves Juhel, pris, lui aussi, dans les mailles de la Justice.

Retrouvez notre dossier : 

Municipales à Toulon : le poids de Falco et l’ombre Le Chevalier pèsent sur la campagne

Municipales à Nice : les frères ennemis Estrosi et Ciotti enfin en duel

Municipales à Nîmes : l’après Jean-Paul Fournier tourne au vinaigre

Municipales à Menton : Louis Sarkozy dans un jeu de quilles