RENCONTRE – La chanteuse, qui célèbre ses 40 ans de carrière, reprend le rôle de Pat Nixon dans Nixon in China, de John Adams à l’Opéra de Paris. L’occasion pour cette icône de revenir sur cette œuvre qu’elle affectionne, sur ses engagements et sa vision des États-Unis.
Dans le couloir des loges, les haut-parleurs battent le rappel. « Les chanteurs sont attendus au plateau pour un brief-notes avec Valentina. » Renée Fleming s’excuse en souriant : « J’espère que ce ne sera pas long ! » Puis rebrousse chemin d’un pas rapide, avant de disparaître par l’une des portes qui mènent en coulisse.
Valentina ? C’est Valentina Carrasco. Il y a trois ans, la metteuse en scène argentine présidait à l’entrée au répertoire de l’Opéra de Paris de Nixon in China : opéra fondateur de John Adams, composé en 1987 et qui, tout en relatant la visite historique de 1972 de Richard Nixon à Mao Tsé-toung, posait les bases de ce qui deviendrait l’un des parangons de l’opéra américain. Une production spectaculaire. Partant de l’allégorie de ce que les historiens ont nommé la « diplomatie du ping-pong », pour mieux jouer avec la magie du théâtre à machines, et les grands effets dont sont capables les techniciens de l’Opéra Bastille. Production dans laquelle…
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