Céline Imart, députée européenne et vice-présidente des Républicains, a décidé de déposer « à la présidence du Parlement européen une proposition de résolution visant à établir une liste noire européenne des organisations extrémistes ultra-violentes », a appris BFMTV, ce mercredi 18 février.
Cette décision intervient à la suite du décès du militant nationaliste Quentin, à Lyon.
« Aujourd’hui, la liste européenne des organisations terroristes relève exclusivement du Conseil de l’Union européenne et obéit à des critères juridiques stricts liés à la qualification d’actes terroristes », précise-t-elle dans un communiqué, transmis à BFMTV.
Elle ajoute: « Ce cadre, indispensable, est par nature loqurd, lent et politiquement très exigeant, ce qui limite sa capacité à traiter certaines formes de violences organisées qui ne relèvent pas juridiquement du terrorisme. »
Des groupes « dont la dangerosité est avérée »
Elle souhaite donc qu’en plus de la liste européenne des organisations terroristes, il y ait une approche complémentaire et plus opérationelle », qui ciblerait « les organisations extrémistes ultra-violentes », qui ne sont pas terroristes, mais « dont la dangerosité est avérée », précise l’eurodéputée.
D’après Céline Imart, cette « liste noire » aurait deux objectifs: « couper l’accès à tout financement public » de ces « organisations violentes, structurées et actives dans l’Union » et « améliorer la coordination et les échanges d’informations entre autorités compétentes ».
Cette proposition de résolution sera déposée à la présidence du Parlement européen dans la semaine.
Article original publié sur BFMTV.com