Malgré les rumeurs, Sonia Mabrouk ne devrait pas rejoindre France Télévisions. Mercredi, la présidente du groupe, Delphine Ernotte, a indiqué qu’elle n’envisageait pas de recruter la journaliste Sonia Mabrouk, récemment démissionnaire de CNews et d’Europe 1. Interrogée à l’Assemblée nationale lors d’une audition devant la commission des affaires culturelles, elle a répondu à une question du député Aymeric Caron. « Est-ce qu’on envisage aujourd’hui de recruter Sonia Mabrouk ? Je dirais plutôt non parce qu’on n’est pas en manque de journalistes », a-t-elle affirmé.

La dirigeante a précisé que cette position n’était pas liée à un désaccord personnel avec la journaliste. « Ça n’est pas contre Sonia Mabrouk, qui par ailleurs a été régulièrement invitée dans nos émissions. […] Je ne voudrais pas qu’on dise ici que j’ai quoi que ce soit contre Sonia Mabrouk », a-t-elle déclaré. Sonia Mabrouk avait quitté les médias appartenant au groupe de Vincent Bolloré, après la polémique liée au maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini malgré ses condamnations définitives. L’animateur s’est depuis retiré de l’antenne pour une durée non précisée.

Situation financière et efforts économiques

Au cours de la même audition, Delphine Ernotte a évoqué la situation financière du groupe public. France Télévisions prévoit de réduire ses dépenses de 150 millions d’euros en 2026 afin de s’adapter à la baisse des crédits de l’État.

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Pour atteindre cet objectif, la présidente a détaillé plusieurs mesures structurelles. « Nous les réaliserons grâce à une nouvelle baisse des effectifs et des coûts de structure, une baisse importante de nos engagements dans la création audiovisuelle et cinématographique, la revente de droits sportifs à l’instar du Tournoi des VI Nations, la renégociation de tous nos programmes de flux et l’arrêt de certaines émissions », a-t-elle expliqué.