Les pratiques de production de Cauchemar en cuisine
sont-elles borderline ? Dans un épisode diffusé sur M6 le 5 janvier
dernier, Betty, une restauratrice de Beussent,
avait accusé l’équipe d’avoir « tout fait » pour qu’elle rate son
service. « Ce qu’on voit à la télé et ce qu’on voit en vrai,
c’est différent. Il faut le dire. Il nous fait trainer en
cuisine. J’ai l’impression qu’il cherche à nous
faire foirer le service. Je ne sais pas pourquoi »,
avait-elle dénoncé auprès de ses clients.
L’entendant prononcer ces mots,
le chef était littéralement sorti de ses gonds. Devant la masse
de clients bouches pleines mais bées, il avait hurlé : « C’est à
cause de moi, à cause de moi que c’est la pagaille ?! Tu rigoles ou
quoi ?! Vous n’êtes pas foutus d’envoyer des tables
correctement ! Vous envoyez deux fois les entrées à la
même table, y en qui sont pas servis, c’est
n’importe quoi ! (…) T’as vu comment ça marche ?! Habituellement
tu as trois couverts, t’as personne chez toi, qu’est-ce-que tu nous
saoûles ! Tu sais quoi ? (…) Je me casse, vous vous
d*mmerdez », avait-il lancé avant d’offrir son premier départ
fracassant de l’émission. Et de revenir… après des excuses de la
restauratrice.
Philippe Etchebest : « Je ne peux pas accepter ! »
Mais, malgré ces explications, le chef star conservait une
certaine amertume. Si bien, que, dans une interview à
Puremedias, il a tenu à évoquer de nouveau cette séquence. Ce
qui l’a heurté en premier lieu ? Qu’on les pointe, lui et ses
équipes, comme responsables. Même si, selon lui, les mots de Betty
procédaient d’une stratégie de « déni », pour ne pas reconnaître le
problème, a-t-il estimé, il s’est quand même senti touché en plein
coeur. « Quand j’entends ça, je ne peux pas
accepter. Je ne peux pas accepter qu’on dise que c’est à
cause des équipes ou à cause de moi que le service est loupé, c’est
trop facile ».
Celui qui s’est fait hospitaliser pour empoisonnement a
cependant assuré que les conflits permettent parfois d’amorcer le
travail auprès des restaurateurs. « pour moi, c’est une accroche
parce que pour le coup, ça me permet de réagir, de rebondir et
surtout de faire prendre conscience aux gens qu’ils ont
fait une connerie. Ils ont fait une grosse bêtise parce que, pour
le coup, j’avais dit à la prod, ‘on se casse’. Et moi,
quand je dis qu’on s’en va, c’est pour de vrai. C’est vraiment pour
faire prendre conscience aux gens de l’état dans lequel ils sont
actuellement. Souvent, ils réalisent pas. »
Le problème des restaurateurs, selon le
chef ? Eux-mêmes !
Philippe Etchebest, lui, en est sûr : il sait d’où viennent les
problèmes. En l’occurence, des gens, qui, souvent, ne veulent pas
se retrouver face à leur responsabilités. « C’est terrible, mais
c’est comme ça », a-t-il constaté, fataliste. Heureusement, il
est là pour leur faire des remontrances. Quitte à claquer la porte
pour de faux. Et à revenir. À conditions d’excuses. Vraies, cette
fois.