Aujourd’hui, les coureurs cyclistes entrent dans le monde professionnel à 18, 19, 20 ans, pas beaucoup plus. Mais Louis Hardouin prouve que les équipes peuvent aussi miser sur des coureurs plus âgés. Van Rysel Roubaix ne regrette absolument pas d’avoir recruté le champion de la région Centre-Val de Loire, 25 ans, qui s’est montré acteur dès le début de sa première année professionnelle. Dès le Grand prix La Marseillaise, début février, il a tenté un coup avec deux autres coureurs, repris seulement dans le dernier kilomètre. Puis sur l’Étoile de Bessèges, il a signé trois tops 10 en cinq étapes, dont une 3e place !
« Je ne pensais pas faire ça d’entrée de jeu, reconnaît l’ancien leader du Guidon chalettois, auteur de dix victoires en 2025. Mais les jambes répondaient bien, donc il fallait en profiter. Et je fais mon premier podium, c’est une belle récompense du travail effectué cet hiver. »
« Je sais que je n’ai pas de temps à perdre »
Sa préparation n’a pas trop changé par rapport à celles qu’il faisait chez les amateurs. Son nouvel entraîneur, Maxime Frémeaux, s’est appuyé sur ses habitudes, le laissant notamment reprendre en cyclo-cross, une discipline qu’il affectionne. « Comme la saison débute plus tôt chez les pros, j’ai repris le vélo de route un mois plus tôt, c’est le seul changement », souligne Louis Hardouin, qui a ensuite participé aux stages d’équipes en décembre et janvier, en Espagne. « Là, c’est plus la méthode d’entraînement qui change. C’est beaucoup plus cadré, plus structuré. Le suivi qu’il y a chez les professionnels change tout et j’ai senti que j’avais passé un cap….
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