Il est midi ce mardi 17 février à l’Opéra et Michele Spotti met fin à la matinée de répétitions avec l’orchestre marseillais. Il reprend son souffle, « c’est intense ! », tout en se disant très heureux du résultat.

Le chef italien de 32 ans, directeur musical de l’institution marseillaise depuis janvier 2023, a deux rendez-vous avec le public ces prochains jours. Il dirige pour la première fois l’opéra tragique de Rossini, Ermione, une version concertante qui a une saveur particulière pour lui, ainsi que le concert symphonique du Requiem de Brahms.

Qu’est-ce qui vous touche dans cet opéra de Rossini, plus connu pour ses opéras-bouffes mais très innovant dans la tragédie ?

Pour moi Ermione est le plus bel opéra de Rossini, il y a tout son génie dedans et une révolution de l’utilisation de l’harmonie. C’est le vrai esprit rossinien et c’est aussi l’ouvrage préféré de mon mentor, Alberto Zedda.

En 2016, j’étais son assistant à l’Opéra de Lyon sur Ermione, c’est mon premier opéra de Rossini. Et puis il y a aussi une continuité car j’ai démarré ici avec Guillaume Tell, dans un autre style de Rossini.

Quelle est sa particularité dans la tragédie ?

Dans l’opéra tragique il a une telle puissan…