Une cérémonie d’hommage lors d’un rassemblement de soutien à Quentin Debranque, miltant nationaliste, à Nantes, le 18 février 2026
PHOTO AFP / Sebastien Salom-Gomis
La préfecture de Loire-Atlantique avait interdit plus tôt dans la journée toute manifestation jusqu’à jeudi dans un périmètre – n’incluant pas le lieu de l’hommage – pour éviter d’après elle des heurts entre les participants et des contre-manifestants antifascistes.
Face à la basilique Saint-Donatien, près d’une statue de Jeanne d’Arc, au moins 150 personnes ont rendu hommage à Quentin Deranque à l’appel du collectif identitaire Némésis.
Le jeune homme de 23 ans a été frappé jeudi soir par plusieurs personnes encagoulées, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, où il était venu assurer la sécurité de militantes de ce collectif.
« Quentin aimait son pays et ses valeurs, l’extrême gauche l’a tué pour ça », a affirmé au porte-voix Mélissa, porte-parole du collectif Némésis à Nantes, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille.
Une minute de silence a été observée, avant une prière menée par un abbé de la chapelle traditionaliste nantaise du Christ Roi.
De jeunes hommes, pour certains masqués, étaient positionnés au niveau des accès à la place sur laquelle se déroulait l’hommage.
Des policiers font face à des manifestants lors d’un rassemblement organisé par « l’Assemblée générale antifasciste de Nantes », le 18 février 2026 à Nantes PHOTO AFP / Sebastien Salom-Gomis
Plusieurs dizaines de personnes s’étaient regroupées pour un « contre-rassemblement » un peu plus tôt dans la soirée à l’appel notamment de « l’Assemblée générale antifasciste de Nantes » en bordure du périmètre interdit aux manifestations, scandant « Ici, on ne blaire pas les nazis ».
Ils ont rapidement été interrompus par l’important dispositif policier déployé sur place.
La préfecture avait délimité un périmètre d’interdiction de manifester afin selon elle d’éviter « d’éventuels affrontements entre les participants au rassemblement déclaré intitulé +Hommage à Quentin+ (…) susceptible de réunir certains profils issus de l’ultradroite, et les participants d’une contre-manifestation annoncée par la mouvance antifasciste étudiante nantaise, non déclarée en préfecture », précise la préfecture.
Les autorités mettaient en avant « un contexte local marqué par des affrontements entre militants d’ultragauche et d’ultradroite ».
Jeudi à Lyon, une « bataille rangée » s’était déclarée entre « membres de l’ultragauche et de l’ultradroite », selon une source proche du dossier, à la suite de laquelle Quentin Deranque s’était retrouvé isolé. Onze personnes ont été interpellées, dont deux assistants parlementaires d’un député LFI.