Jeudi matin, les députés ont ouvert largement la voie à l’euthanasie. La modalité d’aide à mourir sera laissée au choix du patient, contrairement à ce que prévoyait le texte initial, axé sur le suicide assisté.

Nouveau coup de tonnerre dans l’examen de la loi sur l’aide à mourir. Le nouveau modèle français de la fin de vie, construit au fil des mois par le gouvernement, et les paroles rassurantes sur «l’équilibre» du texte, viennent d’être remis en cause à l’Assemblée nationale. Jeudi matin, alors que l’examen de ce texte semblait très bordé par les partisans de l’aide à mourir et le gouvernement, deux amendements identiques pour donner le libre choix au patient entre euthanasie et suicide assisté ont été adoptés à une voix près, avec 71 voix pour, 70 contre et 2 abstentions.

Ces amendements enlèvent la condition d’incapacité physique pour ouvrir l’accès à l’euthanasie. Le texte initial prévoyait de réserver cette modalité de mort provoquée aux patients n’étant « physiquement pas en mesure» d’effectuer eux-mêmes le geste létal. Soit à un nombre extrêmement limité de patient, faisant de facto de l’euthanasie une exception.

« Le droit à l’aide à mourir est une ultime liberté : celle de pouvoir…

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Le Figaro

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