Par

Julie Bossart

Publié le

19 févr. 2026 à 18h09

Quelques mois gagnés en appel. Marc de Cacqueray‑Valmenier a été condamné ce jeudi 19 février 2026 à Paris à un an de prison dont six mois ferme aménageables en détention à domicile sous bracelet. L’ex-dirigeant du groupuscule d’ultradroite dissous les Zouaves Paris était rejugé pour des violences contre des militants de SOS Racisme lors d’un meeting d’Éric Zemmour en décembre 2021 à Villepinte, en Seine-Saint-Denis.
Dans son jugement, la cour d’appel précise que Marc de Cacqueray‑Valmenier a interdiction d’entrer en contact avec les victimes ainsi qu’avec les coauteurs de l’agression pendant cinq ans. Il est également condamné à une interdiction de détenir une arme pendant la même période.

Reconnu formellement par des victimes

En première instance en décembre 2024, le tribunal correctionnel de Bobigny avait condamné le militant à dix-huit mois d’emprisonnement dont neuf ferme, retenant que les Zouaves Paris avaient agi comme « un service d’ordre officieux » de la réunion publique de promotion du président du parti Reconquête, alors candidat d’extrême droite à la présidentielle de 2022.

Le 5 décembre 2021, lors du premier meeting de campagne d’Éric Zemmour, douze militants de SOS Racisme étaient montés sur des chaises pour exhiber sur leur tee-shirt chacun une lettre de la phrase « non au racisme », également scandée. Ils avaient alors été agressés à coups de poing, de pied ou de mobilier jeté sur eux.

Le tribunal avait appuyé sa décision sur l’« identification initiale par les services de renseignement » de Marc de Cacqueray-Valmenier parmi les agresseurs, ainsi que sur sa « reconnaissance formelle » par plusieurs victimes. Pendant le procès, le prévenu avait nié toute participation aux violences et contesté avoir dirigé le groupuscule ultranationaliste, assurant ne l’avoir « fréquenté que de manière anecdotique » en 2020.

Déjà condamné

Le gouvernement avait annoncé en janvier 2022 la dissolution des Zouaves Paris, groupe informel apparu en 2017 et accusé d’être à l’origine de nombreux « agissements violents » ou de diffuser « régulièrement des images reprenant les symboles de l’idéologie nazie ».

Marc de Cacqueray-Valmenier, 27 ans, a déjà été condamné, en janvier 2022 à Paris, à un an de prison ferme aménagée en détention à domicile sous bracelet électronique, pour violence en réunion sans incapacité, lors d’une expédition dans un bar de la mouvance antifasciste à Paris. En 2023, la Cour de cassation a confirmé sa condamnation à quatre mois d’emprisonnement avec sursis pour violences aggravées contre un jeune homme de la mouvance antifasciste en 2017.

avec AFP

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