Depuis deux ans, le paysage des courses change à vue d’œil : à
côté des supermarchés classiques, on voit émerger des formats
discount plus radicaux, moins de déco, plus de volume, plus de
“bons plans”, avec une promesse simple : payer moins sans renoncer
au quotidien. Parmi ces nouveaux modèles, certains misent sur le
déstockage (produits impeccables mais invendus, retours, fins de
série), d’autres sur le format entrepôt (gros conditionnements,
palettes, prix dégressifs). Et c’est précisément ce deuxième modèle
qui s’apprête à faire parler de lui près de Paris, avec une
promesse qui claque : un chariot bien rempli à moins de 50 €… selon
les achats et les arrivages.
Discount, déstockage, « entrepôt » : pourquoi ces nouveaux
supermarchés explosent
Si ces enseignes cartonnent,
c’est parce qu’elles collent à deux obsessions du moment :
le pouvoir
d’achat et la chasse au gaspillage.
-
D’un côté, le modèle
anti-gaspi /
déstockage : on revend moins cher des produits
non périmés,
issus de surplus, de retours ou de lignes arrêtées, parfois écartés pour un simple
défaut d’emballage. C’est ce que montre très bien l’exemple d’un
supermarché low cost au Portugal, devenu viral grâce à l’idée du
“caddie à 40 €” (avec, évidemment, des paniers qui varient selon
les stocks). -
De l’autre, le modèle
magasin-entrepôt : ici, la logique est
différente. On compresse les coûts grâce à une mise en rayon
“brute” (cartons, palettes, rayonnages métalliques), et on pousse
l’achat en lots
avec des prix
dégressifs. Résultat : certaines familles et foyers qui
peuvent stocker y voient un vrai levier pour faire baisser la
note.
Ce qui est intéressant, c’est
que ces formats ne sont plus des “OVNI” : ils deviennent des tests
grandeur nature… y compris chez de très gros acteurs.
Une enseigne discount arrive en France : ouverture test près de
Paris
Le concept qui débarque en
Île-de-France n’est pas un petit nouveau : c’est une
enseigne née au Brésil, positionnée “magasin-entrepôt”, et déployée par
Carrefour en France via un magasin pilote. Son nom ?
Atacadão. Le concept est annoncé comme adapté aux
habitudes françaises, avec une place importante donnée à
l’alimentaire, dont des produits frais, des références bio, des
produits saisonniers et des produits issus de PME
françaises (c’est ce qui est mis en avant pour le point de vente
d’O’Parinor).
Le premier point de vente
français a ouvert le 20
juin 2024, au centre commercial
O »Parinor, à
Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en remplacement d’un
hypermarché. L’idée est assumée : tester le modèle
plusieurs mois avant d’envisager (ou non) d’autres
implantations.
Produits, prix, bons réflexes : à qui cette enseigne profite
vraiment (et comment “faire un caddie malin”)
Ce format de
supermarché peut être une excellente nouvelle… à condition de
comprendre son mode d’emploi.
Ce que vous allez y
trouver
-
Beaucoup d’alimentaire et de produits du
quotidien, avec une logique d’achats en quantités (cartons, lots). -
Des prix dégressifs : plus vous prenez, plus
le prix à l’unité baisse (principe clé du modèle).
Les 5 réflexes pour vraiment
économiser
-
Venir avec une liste
“stocks” (pâtes,
riz, conserves, hygiène…) plutôt que faire ses courses “au
feeling”. -
Comparer le
prix au kilo / au
litre : c’est lui qui dit la vérité, surtout en lots. -
Mutualiser (famille,
colocation, achats à deux foyers) : c’est là que le modèle devient
redoutable. -
Ne pas tout prendre “parce que
c’est gros” : si vous jetez, vous perdez l’économie. -
Garder en tête la nuance
derrière “le chariot à 40 €” : c’est une promesse virale, mais le montant dépend
toujours du panier, des offres et des mécaniques de lots.
EN BREF
- Le 20 juin 2024, Carrefour a ouvert un magasin Atacadão à
Aulnay-sous-Bois, Seine-Saint-Denis, en tant que projet
pilote. - Ce modèle de supermarché-entrepôt propose des prix
dégressifs et des achats en gros pour réduire les
coûts. - Découvrez comment optimiser vos courses avec des réflexes
malins pour profiter pleinement des économies promises.