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Le 5 mai dernier, en conseil municipal, l’opposant Patrick Destizon avait soulevé la question de l’avenir de cette œuvre : « À la fin du mandat précédent, des problèmes d’infiltrations et de remontées capillaires avaient été identifiés par les services et la réflexion était en cours pour traiter à la fois la question d’étanchéité du mur, de ravalement de la façade et de réfection de la fresque », disait en substance l’ex-adjoint à l’urbanisme, demandant où en était le dossier.

Dans sa réponse la maire, Maider Arosteguy indiquait que des défauts d’étancheité, soulevés par les propriétaires riverains, avaient engendré des retards. Elle énumérait ensuite un calendrier pour les travaux avec des relevés et diagnostics dans la foulée, qui seraient suivis d’une présentation du projet de fresque aux copropriétaires puis, à l’automne 2025 : installation d’échafaudages, préparation des façades et peinture de la fresque durant trois semaines, en octobre de la même année.

Nouvelle thématique

Les mêmes artistes lyonnais de Citécréation, coopérative mondialement reconnue pour ses fresques monumentales, doivent réaliser une nouvelle fresque avec une thématique renouvelée : la devise de Biarritz, « J’ai pour moi les vents, les astres et la mer ». Parallèlement, les services municipaux ont tenté de faire avancer le projet en proposant aux riverains de signer une nouvelle convention d’occupation de leur mur. Ce document conditionne le lancement de la phase de conception graphique par les artistes et doit être paraphé de tous les propriétaires. Problème : l’une d’entre eux a refusé de signer. La fresque a donc passé l’hiver et Serge Blanco est parti en campagne pour les municipales.

La propriétaire en question a rejoint l’équipe de Guillaume Barucq. « Cela n’a rien à voir avec le fait que je n’ai pas signé la convention, insiste-t-elle. En fait, le mur de ma maison coté jardin est gorgé d’humidité, à cause du jardin. C’est la responsabilité de la Ville. Avant de payer mon ravalement de façade, il faut arrêter ces remontées capillaires. Une fresque ne tiendrait pas sur un mur détérioré. J’assurerai mon ravalement quand le mur sera sain. La fresque, elle, appartient aux Biarrots. Elle est réalisée avec de l’argent public. Cela n’a pas de sens de signer une convention tant que le mur sera dans cet état ! »

Cette habitante souligne que ses démarches auprès de la Ville ont commencé il y a trois ans. Après plusieurs expertises, des travaux ont été réalisés et se sont révélés inefficaces aux dires du dernier expert conjoint entre les deux parties, qui conseille une intervention bien plus lourde : le montant serait d’environ 150 000 euros.

« L’expert a préconisé des travaux tant à la charge de la Ville que de la propriétaire », fait savoir la municipalité biarrote, en précisant qu’elle missionnera « dans les meilleurs délais, au regard de la contrainte publique, un maître d’œuvre sur le dossier », et a adressé un courrier en ce sens à l’avocat-médiateur de la propriétaire. La missive n’est pas encore arrivée à destination. Serge Blanco et Pascal Ondarts ne sont pas près de quitter leur poste d’observation.