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ANALYSE. Grégory Patat et l’Aviron Bayonnais, chronique d’une fin annoncée
Le mariage forcé entre Grégory Patat et Laurent Travers n’a jamais fonctionné à l’Aviron Bayonnais. Il s’est achevé ce 18 février. Le manager ne sera pas à l’entraînement du jeudi. Le directeur du rugby, lui, va étendre son périmètre, comme le souhaitait son président Philippe Tayeb. Récit d’un échec écrit dès le départ
Après avoir remercié brièvement le travail de Grégory Patat, évidemment absent, il a exhorté les siens à « passer à autre chose ». Laurent Travers s’est ensuite exprimé. Sa relation avec le Gersois a concentré les tensions depuis son arrivée en bord de Nive l’été dernier. Les deux hommes ne se parlaient pas, ou pour le strict minimum. Le mariage était voué à l’échec. « Ce n’est pas de gaieté de cœur que cette décision a été prise, a glissé le Sarladais au groupe. C’est malheureux. Je sais ce que c’est, je suis passé par là. » Le directeur du rugby a ensuite incité Arthur Iturria et ses équipiers à y croire encore : « L’objectif, c’est la 8e place. Il reste neuf matches. Elle est encore atteignable. » L’Aviron campe à la 12e place, à sept points de l’Europe et neuf du top 6, avant de se rendre à Clermont (5e) le 28 février.

Laurent Travers.
Nicolas Mollo / SO
Accord et désaccords
Au cours de ces prises de parole qui ont duré une petite dizaine de minutes, Laurent Travers a insisté auprès des joueurs, qui ne sont pas intervenus sur la séquence : « Je suis là pour vous accompagner. Je n’étais pas là pour prendre la place de Greg. » Deux heures plus tard, l’ex-manager et président du Racing 92 apparaissait pour la première fois de la saison sur la pelouse de Jean-Dauger, au milieu du groupe bayonnais. Entre-temps, le club avait officiellement annoncé la fin de la collaboration avec son manager, « d’un commun accord ». Sur fond de profonds désaccords. « La responsabilité de l’encadrement de l’équipe est dès à présent confiée à Gérard Fraser, jusqu’ici responsable du rugby », ajoutait le communiqué.
« Je suis là pour vous accompagner. Je n’étais pas là pour prendre la place de Greg »
Le Néo-Zélandais animait bien certaines séquences de jeu sur le terrain principal. Comme Camille Lopez, Nick Abendanon et les autres adjoints. Laurent Travers, lui, se rapprochait de l’atelier des mêlées. Observait. Glissait des conseils. Idem auprès des sauteurs en touche. Un rôle de manager, en somme. Avant de s’abriter sur le banc de touche et d’observer le reste de la séance quand la pluie redoublait. Patat est parti, Travers s’est enfin rapproché du terrain et la vie de l’Aviron a repris son cours. Le haut niveau est ainsi fait.
