Tout aurait commencé sur l’autoroute A7 mercredi 16 février, pour s’achever le jour même par l’interpellation dans le 1er arrondissement de Marseille, d’un quadragénaire semble-t-il imperméable au concept de « courtoisie au volant ».
Si les échauffourées décomplexées entre automobilistes participent de la piquante image d’Épinal de la cité phocéenne, elles se cantonnent en général à quelques échanges de noms d’oiseaux et coups de klaxons frénétiques.
Il arrive toutefois, comme il y a peu à l’intersection de la rue Breteuil et du parking Monthyon, sous les yeux ébahis des passagers d’un bus de la RTM passant par là, que les protagonistes d’un crime de lèse-majesté routier, dopés à des doses toxiques de testostérone, quittent leur habitacle respectif pour s’empoigner violemment.
La plaque d’immatriculation conduit la police dans le 8e
Plus rares – et néanmoins recensées çà et là par les forces de l’ordre – sont les violences entre automobilistes avec arme. C’est pourtant bel et bien une arme blanche que le conducteur d’une Polo Volkswagen a exhibée sans vergogne mercredi vers 13 heures, à la sortie de l’A7, pour menacer une automobiliste à la suite d’un différend routier.
Cette dernière, dont l’effroi et le choc n’avaient pas entamé la vigilance, a aussitôt prévenu la police. Forts du signalement du véhicule en cause et de son conducteur, les enquêteurs entament aussitôt des recherches et identifient rapidement son domicile présumé. L’individu habite le 8e arrondissement, mais loger dans les beaux quartiers ne suffit manifestement pas à observer les usages qu’on en attendrait.
Il avait troqué sa Polo contre un scooter
Toujours est-il qu’à l’adresse indiquée, aux abords de laquelle planquent les policiers, point de Polo. Momentanément vaincu, mais certainement pas abattu, l’équipage de la Brigade anticriminalité (BAC) engagé sur l’affaire émet l’hypothèse que le mis en cause dispose d’un autre moyen de locomotion. Banco, l’individu est également propriétaire d’un scooter que des collègues leur signalent circulant dans les rues du centre-ville. C’est finalement à 15 heures, soit 2 heures après son coup d’éclat sur l’A7, que l’homme a été interpellé boulevard d’Athènes, dans le 1er arrondissement de Marseille, à bord du deux-roues qu’il avait subitement préféré à sa citadine.
Âgé de 41 ans, il a été placé en garde à vue pour violences et menaces avec arme.