• Cinq jours après la mort de Quentin Deranque, passé à tabac à Lyon, trois premiers suspects ont été mis en examen ce jeudi.
  • Parmi eux, l’assistant parlementaire de Raphaël Arnault, du chef de « complicité par instigation » ; les deux autres pour « homicide volontaire ».
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Mort de Quentin Deranque, 23 ans, violemment agressé à Lyon

Les éléments marquantsTROIS PREMIERS SUSPECTS MIS EN EXAMEN

Deux premiers suspects ont été mis en examen pour « homicide volontaire », annonce le procureur de Lyon Thierry Dran. De son côté, l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot, a été mis en examen pour « complicité par instigation ». Quatre autres suspects doivent encore être présentés aux juges d’instruction dans la soirée en vue de leur mise en examen. 

19:50Minute par minute

jeudi 19 février 2026

MELONI SE DÉFEND DE TOUTE « INTERFÉRENCE »

La Première ministre italienne Giorgia Meloni, qui avait commenté sur les réseaux sociaux la mort en France d’un militant nationaliste, a nié jeudi toute « interférence » dans les affaires intérieures françaises après avoir essuyé des critiques du président Emmanuel Macron.

« Intervenir (…) pour exprimer ma solidarité avec le peuple français sur une affaire qui concerne manifestement tout le monde ne relève pas d’une interférence. Je suis désolée que Macron ne l’ait pas compris », a-t-elle déclaré dans un entretien à la chaîne d’information en continu SkyTG24. « Je vois un climat que je n’aime pas, je le vois en Italie, je le vois en France, je le vois aux Etats-Unis », a-t-elle affirmé. 

Elle a fait allusion aux « années de plomb », entre 1969 et 1980, durant lesquelles l’Italie avait connu des attentats perpétrés par des organisations marxistes radicales, les Brigades rouges, mais aussi d’extrême droite. « Les classes dirigeantes doivent (réfléchir) sur la manière de combattre un climat qui pourrait nous ramener des décennies en arrière », a-t-elle cinglé. 

23:20PREMIÈRES MISES EN EXAMEN DANS L’ENQUÊTE

Plusieurs personnes ont été mises en examen ce jeudi soir dans l’enquête sur la mort du militant nationaliste de 23 ans. Au total, le parquet a requis une mise en examen pour sept des onze personnes qui avaient été interpellées et placées en garde à vue jusqu’alors. Deux hommes ont été mis en examen pour « homicide volontaire » et un assistant du député LFI Raphaël Arnault pour « complicité ». Le point en vidéo sur l’avancée de l’enquête. 

23:16UN ASSISTANT PARLEMENTAIRE EMBAUCHÉ SOUS PSEUDO ?

Trois collaborateurs du député Raphaël Arnault ont été placés en garde à vue dans l’enquête sur la mort de Quentin Deranque, à Lyon. Parmi eux, un certain « Robin C. » qui aurait été recruté par l’Assemblée nationale sous pseudonyme. Nous avons vérifié cette affirmation.

23:08Politique

VÉRIF

Publié hier à 15h56

L’ASSISTANT D’ARNAULT PLACÉ EN DÉTENTION PROVISOIRE

L’assistant du député LFI Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot, a été placé en détention provisoire après sa mise en examen pour complicité du meurtre du militant nationaliste Quentin Deranque, annonce son avocat. 

Le chef retenu « confirme » que Jacques-Elie Favrot « n’a pas donné de coups directs susceptibles d’avoir causé le décès », a ajouté Me Bertrand Sayn, dans le tribunal judiciaire de Lyon. Devant le magistrat instructeur, l’assistant parlementaire a redit « qu’il ne s’agissait absolument pas d’un guet-apens, mais bien d’un affrontement avec un groupe de militants d’extrême droite », a poursuivi l’avocat.

« Le procureur avait sollicité son placement à l’isolement pour sa protection » mais c’est un régime « particulièrement difficile », a encore dit Me Bertrand Sayn, qui a plaidé pour son placement en détention dans une maison d’arrêt de la région, ce qui a été accepté par le juge des libertés et de la détention.

21:10ENQUÊTE SUR DES DÉGRADATIONS VISANT LFI À CASTRES

La justice a ouvert une enquête pour « dégradations graves », après que la permanence d’une candidate aux municipales soutenue par LFI à Castres a notamment été aspergée de peinture rouge, lors d’une action revendiquée par un groupuscule identitaire, a indiqué jeudi le parquet.

D’autre part, toujours à Castres, un homme a été condamné mercredi à deux mois de prison et à la révocation de trois mois de sursis, après avoir publié des vidéos contenant notamment des menaces de mort à l’encontre d’élus LFI, a encore précisé à l’AFP la procureure de la République de Castres, Elodie Buguel.

Dans une vidéo publiée sur Facebook par le groupuscule d’extrême droite Patria Albiges, on voit trois hommes jeter de la peinture rouge et coller des affiches sur la vitre de la permanence d’Ariane Rosenau, candidate de l’Union populaire pour Castres (Upop), dont fait partie LFI, au premier tour des élections municipales, le 15 mars. « Quentin, 23 ans, et militant nationaliste, lynché par la racaille antifa (…) LFI, Jeune Garde, Mélenchon, complices », peut-on notamment lire sur les affiches collées dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 février.

21:00TROIS PREMIERS SUSPECTS MIS EN EXAMEN

Deux premiers suspects ont été mis en examen pour « homicide volontaire », annonce le procureur de Lyon Thierry Dran. De son côté, l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot, a été mis en examen pour « complicité par instigation ». Quatre autres suspects doivent encore être présentés aux juges d’instruction dans la soirée en vue de leur mise en examen. 

19:50L’EX-STAGIAIRE D’ARNAULT A ÉTÉ SON ASSISTANT PARLEMENTAIRE

Parmi les sept suspects dont la mise en examen a été requise figure Adrian B., un ancien stagiaire du député insoumis Raphaël Arnault. Le jeune homme a aussi été son assistant parlementaire par le passé, a appris TF1-LCI de sources parlementaires, confirmant une information du Parisien (nouvelle fenêtre). Il a été son stagiaire au premier semestre 2025, avant d’être embauché en CDD jusqu’en janvier 2026. 

Un collaborateur parlementaire du député, toujours en poste quant à lui, compte également parmi ces sept suspects principaux, en passe d’être mis en examen pour « homicide volontaire » : Jacques-Elie Favrot. Un deuxième assistant parlementaire en fonctions, Robin C., a quant à lui également été interpellé dans cette affaire, mais a été remis en liberté pour être convoqué à nouveau ultérieurement, a précisé le procureur ces dernières heures. 

19:45LE POINT SUR L’ENQUÊTE

Le procureur de Lyon Thierry Dran a fait le point sur l’enquête et l’issue des onze gardes à vue qui étaient jusque là en cours. Retrouvez ici le résumé de sa prise de parole. 

18:54Police, justice et faits divers

Publié hier à 18h29

« UNE CHASSE AUX INSOUMIS AUX ACCENTS TRUMPISTES »

La députée NFP Clémentine Autain, qui a quitté la France insoumise lors des dernières législatives, martèle dans un long message posté sur X (nouvelle fenêtre) « mourir en raison de ses idées, en France aujourd’hui, est inacceptable », rappelant que « à gauche, l’une de nos fiertés est d’avoir porté le combat contre la peine de mort ».

« J’appelle à ne pas tomber dans l’écueil : soit hurler avec les loups contre LFI, soit taire toute critique à l’égard de la stratégie de la direction insoumise », poursuit-elle. « Dans les pas de l’extrême droite, le pouvoir en place se prête à une chasse aux insoumis aux accents trumpistes », accuse la députée, fustigeant des comportements « irresponsables ». « À gauche, ceux qui pensent s’en sortir en enfourchant ce récit font fausse route », lâche-t-elle aussi, ciblant notamment François Hollande.

Pour autant, elle estime aussi que Jean-Luc Mélenchon a envoyé « un message de soutien à l’action » de la Jeune Garde, « et donc à ceux d’entre eux qui ont agi avec violence ». « LFI doit rompre avec son isolement en posant les gestes et les mots de l’apaisement, au lieu de s’enferrer dans le ‘circulez-, il n’y a rien à voir !' », exhorte-t-elle.

18:52″STUPÉFACTION » DE MELONI

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a réagi avec « stupéfaction » après les critiques d’Emmanuel Macron sur son commentaire de la mort de Quentin Deranque, selon son entourage. La dirigeante ultraconservatrice avait notamment écrit sur X que « la mort d’un garçon d’à peine plus de 20 ans, attaqué par des groupes liés à l’extrémisme de gauche dans un climat de haine idéologique qui se répand dans plusieurs pays, est une blessure pour l’Europe entière ».

Ces propos étaient destinés à exprimer « un signe de solidarité avec le peuple français touché par ce terrible événement » et étaient « sans aucune incidence sur les affaires intérieures de la France », a précisé une source gouvernementale à l’AFP. 

17:36″LES JUGES D’INSTRUCTION SAISIS DE L’ENSEMBLE DES FAITS »

« Pour l’instant », les mises en cause « ne vise(nt) que les faits commis sur Quentin et autour de lui, mais les juges d’instruction sont saisis de l’ensemble des faits », précise par ailleurs Thierry Dran. 

17:24″ON NE PARLE PAS DE GUET-APENS »

Alors que l’avocat des parties civiles évoque un « guet-apens », le procureur écarte ce terme, qui n’est « pas juridique », « on ne parle pas de guet-apens ». « Ils seront mis en examen (pour) homicide volontaire », précise-t-il, ajoutant que « certains d’entre eux étaient armés », puisque l’une des circonstances aggravantes est le « port d’armes ». 

17:20UN SEUL ASSISTANT PARLEMENTAIRE CONCERNÉ

Le procureur répond ensuite aux questions des journalistes. « Certains » des suspects ont « reconnu » avoir porté des coups, déclare-t-il, sans davantage de précisions. Quant à l’assistant parlementaire, il n’y a qu’un seul collaborateur concerné, et non deux. 

17:19LE PLACEMENT EN DÉTENTION PROVISOIRE REQUIS

« Le parquet a requis le placement en détention provisoire » des sept suspects, notamment en raison « du grave trouble à l’ordre public, des risques de concertation frauduleuse » mais aussi de « déperdition des preuves », conclut Thierry Dran. 

17:17LE PROFIL DES SEPT SUSPECTS

Ces sept personnes « n’ont pas d’antécédents judiciaires, sauf pour deux d’entre elles » : l’une a été « condamnée pour violences et usages de stupéfiants par le tribunal pour enfants », et l’autre « par le tribunal correctionnel de Lyon pour des faits de vol et port d’armes ». « Par ailleurs, il apparaît qu’un des mis en cause fait actuellement l’objet d’un contrôle judiciaire par une juge d’instruction de Paris, à la suite de faits de violence aggravée en raison de la race, de l’ethnie, ou de la religion », ajoute le procureur. 

Ces sept suspects sont âgés de 20 à 26 ans, ils sont « pour l’essentiel des étudiants, employés dans le privé, un sans emploi, et (…) un assistant parlementaire ». Trois d’entre eux « déclarent avoir fait partie ou être proche de la mouvance d’ultragauche », précise-t-il. 

17:15MISE EN EXAMEN REQUISE POUR SEPT SUSPECTS POUR « HOMICIDE VOLONTAIRE »

Les trois femmes et l’homme mis en cause pour « recel de malfaiteurs » ont été « remis en liberté et seront ultérieurement convoqués pour s’expliquer sur ces faits ». Les sept autres sont « actuellement présentés au parquet », poursuit Thierry Dran. Leur mise en examen a été requise pour « homicide volontaire sur Quentin Deranque », en raison notamment du « très grand nombre de coups portés sur le visage et le crâne » du jeune homme. Une information judiciaire criminelle va être ouverte devant les juges d’instruction. Leur mise en examen pour « violences aggravées » et « association de malfaiteurs » sera également demandée. 

17:09″ILS CONTESTAIENT TOUS UNE INTENTION D’HOMICIDE »

Les investigations ont permis d’identifier sept personnes, qui ont été localisées « avec précision » mardi après-midi, avant une « opération de grande ampleur visant à les interpeller », « entre mardi 18 heures pour les premiers et mercredi 9 heures pour les derniers », dans l’Aisne, la Haute-Loire, la Drôme, l’Isère et le Rhône, poursuit le procureur. 

Quatre autres personnes, dont trois femmes, ont aussi été arrêtées. Ces onze personnes ont été placées en garde à vue, sept pour « homicide volontaire » notamment et les autres pour « recel de malfaiteurs ». Lors de l’interrogatoire des sept premières, deux personnes ont « refusé de s’expliquer », « les autres reconnaissaient leur présence sur les lieux » et « certains admettaient avoir porté des coups à Quentin Deranque et/ou à d’autres victimes ». « En revanche, ils contestaient tous une intention d’homicide », poursuit-il. 

17:08″IL RESTE PLUSIEURS PERSONNES À IDENTIFIER »

La conférence du procureur de la République de Lyon Thierry Dran commence. Les policiers des services d’enquête de la ville « ont mené depuis le 12 février de très nombreuses investigations pour identifier très précisément les personnes présentes sur les lieux des faits », dans un « contexte très très sensible ». Cette identification « était difficile », et « il reste plusieurs personnes à identifier », ajoute-t-il. 

17:03RETOUR SUR LA RÉACTION D’EMMANUEL MACRON

En déplacement en Inde, juste avant son départ, Emmanuel Macron a apporté de nouveau son soutien à la famille du jeune nationaliste tué, tout en lançant un appel politique : « les partis extrêmes doivent faire leur ménage », a-t-il déclaré, ciblant également l’extrême droite. Retour sur cette prise de parole avec notre envoyé spécial sur place Léonard Attal.  

16:39

Depuis l’Inde, Emmanuel Macron réagit à la mort de Quentin DeranqueSource : TF1 Info

Logo lecture« MILITANT NATIONALISTE, PACIFISTE ET NON-VIOLENT »

L’avocat de la famille de Quentin Deranque était invité ce jeudi de « Bonjour ! La Matinale TF1″. Le jeune homme de 23 ans n' »était pas un gros bras d’extrême droite », a assuré Me Fabien Rajon, le qualifiant de « militant nationaliste, pacifiste et non-violent ». Il a également annoncé avoir porté plainte pour « meurtre en bande organisée ».

16:20Police, justice et faits divers

VU SUR TF1

Publié hier à 11h39

« UN FAIT GRAVE QUI NOUS CONCERNE TOUS »

La mort de Quentine Deraque est « un fait grave qui nous concerne tous et que nous condamnons sans hésitation », a écrit jeudi sur X le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani, emboîtant le pas à la Première ministre Giorgia Meloni. « Un meurtre qui ne connaît pas de limites, un avertissement à ceux qui instrumentalisent la haine et la violence, à ceux qui insultent et tiennent des propos injurieux », a-t-il ajouté. 

« Il y a a eu beaucoup de Quentin en Italie, pendant les heures les plus sombres de la République », a-t-il souligné, en référence à la violence militante lors des Années de plomb, quand des groupes d’extrême gauche et d’extrême droite multipliaient les affrontements et les attentats dans la péninsule. « Condamner ce qui vient de se passer à Lyon sert aussi à s’assurer que nous ne retournions pas à un tel passé en Italie », a-t-il poursuivi.

16:11

« QUE CHACUN RESTE CHEZ SOI »

Emmanuel Macron a réagi à la mort de Quentin Deranque, en marge de son déplacement en Inde. Il a appelé les partis « extrêmes » à « faire le ménage » dans leurs rangs. Il s’en est également pris à la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, qui avait estimé que le décès du jeune homme était « une blessure pour l’Europe entière ». 

15:13International

VU SUR LCI

Publié hier à 14h15

UNE MANIFESTATION « NON-DÉCLARÉE » INTERDITE À BREST

Une manifestation non-déclarée « à l’initiative de militants brestois antifascistes », qui était annoncée à Brest pour ce jeudi à 18h30, a été interdite par la préfecture du Finistère « au regard de risques avérés de troubles graves à l’ordre public ». « Le préfet appelle chacun au calme et à la retenue, par respect pour la victime et sa famille », poursuit le communiqué.

14:58AULAS VEUT « AFFICHER LE PORTRAIT DE QUENTIN » SUR L’HOTEL DE VILLE

Dans une tribune publiée sur le site Actu Lyon, le candidat à la mairie Jean-Michel Aulas « appelle solennellement le maire à afficher le portrait de Quentin au fronton de notre hôtel de ville ». « Par ce symbole, Lyon n’honorera pas seulement la mémoire d’un de ses fils : elle marquera son refus implacable de la violence et de la haine. Car nous ne pouvons pas simplement « tourner la page » comme on refermerait un dossier. Il doit y avoir un avant et un après », écrit-il.

12:49

« LES PARTIS EXTRÊMES DOIVENT FAIRE LE MÉNAGE » SELON MACRON

Le président appelle à « rester calme » après la mort de Quentin, 23 ans, à Lyon. « La vérité doit être faite sur cette affaire, la justice doit passer », insiste-t-il. « Les partis extrêmes doivent faire leur ménage », ajoute-t-il. « Rien ne saurait justifier l’action violente », martèle-t-il, parlant d’une « faute morale ». « En République, il n’y a pas de place pour les mouvements qui légitiment la violence (…). J’appelle tous les groupes à la responsabilité », a-t-il encore ajouté depuis l’Inde où il est en voyage officiel.  

12:32

Mort de Quentin : « Les extrêmes doivent faire le ménage » selon MacronSource : TF1 Info

Logo lectureNOUVELLE COMMUNICATION DU PARQUET À 17H

Thierry Dran, procureur de la République de Lyon, donnera une conférence de presse ce jeudi à 17h alors que les gardes à vue sont toujours en cours.

10:35RETAILLEAU EXIGE LA DÉMISSION DE RAPHAËL ARNAULT

« Monsieur Raphaël Arnault doit démissionner de l’Assemblée nationale », a affirmé sur Europe 1/CNews le candidat à la présidentielle, estimant que c’est « une honte » que le député LFI, dont trois proches ont été interpellés après la mort de Quentin Deranque, siège encore à l’Assemblée nationale. « Je demande rarement les démissions. Mais là, ça franchit toutes les bornes », a expliqué le Vendéen, qui plaide pour la mise en place d’un « cordon sanitaire » avec les Insoumis et demande aux autres partis de gauche de ne pas « s’allier avec eux ».

10:11GLUCKSMANN DÉNONCE LA « FUITE EN AVANT » DE MÉLENCHON

L’eurodéputé Raphaël Glucksmann, du parti de gauche Place Publique, a dénoncé jeudi la « fuite en avant » de Jean-Luc Mélenchon, trois proches d’un député LFI ayant été interpellés dans l’enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque. « Ce qui est fascinant dans la position de Jean-Luc Mélenchon, pour être honnête et direct, c’est qu’il assume jusqu’au bout ce lien avec ces gens violents », a-t-il dit sur Sud Radio, critiquant « une continuité dans la dérive ».

10:11DARMANIN APPELLE RAPHAËL ARNAULT À « TIRER DES CONCLUSIONS »

« C’est à Raphaël Arnault, sans doute, d’en tirer des conclusions, si jamais, évidemment, la justice trouve des indices graves et concordants qui touchent lui-même ou ses collaborateurs qu’il a embauchés, dont il était le responsable », a fait valoir le ministre de la Justice sur BFMTV.

« Il n’y a pas de protection pour La France insoumise dans la justice française, tout le monde doit pouvoir répondre à droite, à gauche, des embauches de ses collaborateurs et puis bien évidemment de ce qu’ils font, surtout lorsqu’on est soi-même le fondateur de La Jeune Garde, c’est-à-dire le fondateur d’un groupe d’ultragauche ultra-violent qui a tué dans les rues de Lyon », a insisté Gérald Darmanin.

10:11LE MAIRE DE LYON DEMANDE L’INTERDICTION D’UNE MARCHE POUR QUENTIN DERANQUE

Après avoir fait part aux autorités de sa « vive inquiétude » concernant « un risque réel de débordements violents » lors d’une marche en hommage à Quentin Deranque qui pourrait se dérouler samedi à Lyon, le maire écologiste Grégory Doucet a demandé son interdiction. Il s’agit de « la seule décision responsable », indique l’édile dans un communiqué. 

Il invoque des « risques avérés de troubles à l’ordre public », la crainte de voir se rassembler « des militants d’extrême droite venus de toute la France et de pays frontaliers » ainsi que « les menaces à l’encontre d’élus » et « les dégradations de permanences parlementaires ». « La priorité demeure la protection des Lyonnaises et des Lyonnais ainsi que le maintien de l’ordre public », insiste-t-il dans ce texte co-signé avec la maire du 7e arrondissement Fanny Dubot.

10:11 PLAINTE POUR ‘APOLOGIE DE CRIME’

Les parents de Quentin Deranque sont déterminés à ce que sa mémoire ne soit pas salie.  « Je déposerai plainte très clairement pour ‘apologie de crime’ vis-à-vis de toute personne qui notamment sur les réseaux sociaux salirait la mémoire de Quentin. Je serais extrêmement ferme et déterminé moi aussi à ce sujet », a également affirmé Me Fabien Rajon.

09:47

QUE MONTRENT LES VIDÉOS ?

La rédaction de LCI a enquêté sur les vidéos de l’agression mortelle de Quentin Deranque.

09:38

« TOUS LES MOYENS POSSIBLES POUR QUE JUSTICE SOIT RENDUE »

« La famille de Quentin reste en paix. Elle est digne mais elle est déterminée et nous mettrons en place tous les moyens possibles pour que justice soit rendue à ce jeune de 23 ans qui encore une fois est une victime innocente d’une ignominie », a assuré M. Fabien Rajon sur LCI.

09:36ME FABIEN RAJON SUR LCI

Quentin Deranque « n’était pas un provocateur », réaffirme l’avocat de la famille sur LCI, dénonçant une « épreuve tragique ». Il a été « victime d’un guet-apens, foudroyé par un groupe qui lui a foncé dessus par des gens pas forcément déterminés à se battre, mais déterminés à tuer », déclare Me Fabien Rajon.

09:30 « NOUS DEMANDERONS AUX POLITIQUES D’EN TIRER LES CONSÉQUENCES »

« La question de la responsabilité morale de Raphaël Arnault ou d’autres personnages politiques aujourd’hui se pose au sens moral, elle se posera peut-être au sens juridique (…) À ce stade néanmoins, je dis que c’est prématuré », assure Me Fabien Rajon. « Nous demanderons aux politiques d’en tirer les conséquences », a toutefois affirmé l’avocat de la famille de Quentin Deranque. 

09:22

« IL N’ÉTAIT PAS UN GROS BRAS D’EXTRÊME DROITE »

Quentin Deranque n' »était pas un gros bras d’extrême droite », assure Maître Fabien Rajon sur le plateau de TF1. L’avocat de sa famille l’a notamment décrit comme un « militant nationaliste avec ses idées » mais qui concevait son « engagement comme non-violent et pacifiste ». Me Rajon précise que Quentin Deranque n’a jamais été mis en cause pour la moindre affaire ou placé en garde à vue. « C’était un jeune homme studieux, animé d’une foi profonde et qui détestait toute forme de conflit et d’animosité », a ajouté l’avocat de sa famille. 

09:13

L’AVOCAT DE LA FAMILLE DE QUENTIN DERANQUE SUR TF1

Maître Fabien Rajon, avocat des parents de Quentin Deranque, explique sur TF1 avoir déposé une plainte pour « meurtre en bande organisée » pour que les individus reconnus coupable encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Il dénonce un « guet-apens minutieusement préparé » et une « violence extrême des coups portés à Quentin Deranque », alors que les gardes à vue des onze personnes interpelées doivent se terminer ce soir.

09:07

LES PARENTS DE QUENTIN DERANQUE APPELLENT « AU CALME ET À LA RETENUE » SELON LEUR AVOCAT

Les parents de Quentin Deranque, le jeune militant nationaliste agressé et tué à Lyon, appellent au « calme et à la retenue » alors que le débat politique s’enflamme sur la responsabilité de groupes de l’ultra gauche et de LFI, a indiqué jeudi leur avocat sur RTL.

« La famille dénonce toute forme d’appel à la violence. Toute forme de violence politique » et appelle « au calme et à la retenue », a déclaré Fabien Rajon. Ils ne participeront pas samedi à une marche en hommage à leur fils et « souhaitent que si des personnes veulent s’agréger à cette initiative, qu’elles le fassent dans le calme, dans la retenue et sans expression politique », a ajouté l’avocat.

08:55RAPHAËL ARNAULT NE SERA « CERTAINEMENT PAS » EXCLU OU SUSPENDU DU GROUPE LFI À L’ASSEMBLÉE

Le député Raphaël Arnault, dont deux assistants parlementaires sont en garde à vue dans l’enquête sur la mort de Quentin Deranque, ne sera « certainement pas » suspendu ou exclu du groupe LFI à l’Assemblée nationale, a déclaré jeudi le coordinateur du mouvement Manuel Bompard. « Il n’en est pas question. En vertu de quelles règles un employeur devrait être responsable des actes commis par ses salariés ? », a justifié Manuel Bompard sur franceinfo.

08:54MACRON « PRÉOCCUPÉ PAR LE CLIMAT DE VIOLENCE »

En déplacement en Inde, Emmanuel Macron « suit de près » la situation après la mort de Quentin Deranque et « est préoccupé par le climat de violence », a annoncé l’Élysée à TF1/LCI. Le président de la République « souhaite que chacun fasse preuve de respect et de calme pour éviter toute spirale de violence ». 

08:27PHILIPPE TABAROT

Le ministre des Transports était l’invité de « Bonjour ! La matinale TF1 ». 

08:05

INFO TF1-LCI

Les deux gardes à vue débutées hier matin ont été renouvelées, indique le procureur à TF1-LCI.

Neuf autres gardes à vue débutées pour leur part avant-hier avaient déjà été prolongées de vingt-quatre heures. Celles-ci doivent prendre fin dans la journée.

Actuellement, 11 personnes sont donc en garde à vue. 

07:18LE POINT SUR L’ENQUÊTE

Depuis hier, 11 personnes sont en garde à vue. Ces interpellations s’inscrivent dans l’enquête qui doit déterminer les circonstances dans lesquelles Quentin Deranque est mort samedi. Raphaël Maillochon, du service police-justice de TF1-LCI, fait le point.

07:10Police, justice et faits divers

Publié le 18 février 2026 à 17h57

GARDES À VUE EN COURS

La garde à vue doit se terminer aujourd’hui pour les onze personnes interpellées dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque, et elles devraient commencer à être présentées à un juge à Lyon en fin de journée pour leur éventuelle mise en examen.

07:09BONJOUR

Bienvenue dans ce direct consacré aux conséquences de la mort de Quentin Deranque. Ce jeune homme de 23 ans est mort la semaine dernière après avoir été roué de coups par plusieurs personnes encagoulées, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, où il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis.

Retrouvez ici les dernières avancées de l’enquête et les réactions que suscite ce drame. 

07:07

Quentin Deranque, 23 ans, est mort samedi 14 février après avoir été roué de coups, le jeudi précédent, par plusieurs personnes encagoulées, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, où il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis.

Mercredi soir, onze personnes se trouvaient en garde à vue dans cette affaire, selon le procureur de Lyon. Neuf personnes avaient déjà été arrêtées mardi soir lors d’opérations coordonnées dans plusieurs départements. Pour celles-ci, les gardes à vue ont été prolongées de 24 heures, jusqu’à jeudi soir. Parmi les suspects figurent trois proches de Raphaël Arnault : un ancien stagiaire du député LFI et surtout deux assistants parlementaires, Jacques-Elie Favrot, et Robin C. connu au Palais-Bourbon sous le nom de Robin Michel. 

La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a annoncé mercredi sur X que les droits d’accès de ce collaborateur parlementaire avaient été suspendus suite à son interpellation. « Compte tenu du placement en garde à vue de M. Robin C., connu sous le nom de Robin Michel en sa qualité de collaborateur du député Raphaël Arnault, j’ai évidemment suspendu ses droits d’accès à l’Assemblée nationale comme je l’ai fait pour M. Jacques-Elie Favrot », le premier collaborateur à avoir été interpellé, a-t-elle indiqué.

Côté politique, Jordan Bardella a estimé que Raphaël Arnault devrait « démissionner ». Dans une conférence de presse dédiée à cette affaire, le président du Rassemblement national s’est inquiété d’une présidentielle qui se déroulerait « dans un climat de désordre », appelant à « mettre hors d’état de nuire ceux qui veulent déstabiliser le débat démocratique ».

Jean-Luc Mélenchon, lui, « n’a toujours pas pris la mesure du drame », a lancé le ministre de la Justice Gérald Darmanin devant le Sénat mercredi, l’accusant de « relativis(er) le meurtre d’un jeune homme ». « Les discours de haine (…) créent un climat de violence qui conduit à des drames. Leurs auteurs ne peuvent s’exonérer de leurs responsabilités », a appuyé le président LR du Sénat Gérard Larcher, sans nommer LFI, avant de proposer une minute de silence.

La rédaction de TF1info