Société

Agressé le 18 décembre dernier, alors qu’il tractait, Jean-Pierre G., est aujourd’hui hospitalisé des suites de ses blessures. C’est donc depuis son lit d’hôpital qu’il a appris la mort de Quentin Deranque.

Publié le 19 février 2026 à 23h52 Mis à jour le 20 février 2026 à 0h02

Jean-Pierre G., sur son lit d'hôpital, deux mois après son agression par des militants d'extrême-gauche. Crédits: Valeurs/Amaury Bucco

Jean-Pierre G., sur son lit d’hôpital, deux mois après son agression par des militants d’extrême-gauche. Crédits: Valeurs/Amaury Bucco

Le 18 décembre dernier, Jean-Pierre G., militant RN de 77 ans, a été agressé alors qu’il tractait pacifiquement dans le 19e arrondissement de Paris. « On m’a traité de nazi… alors que je suis fils de résistants déportés, explique -t-il depuis son lit d’hôpital où Valeurs actuelles a pu le rencontrer. Un militant antillais a été traité de traitre à sa race. Je n’avais jamais vu autant de haine dans un regard. » Il a reçu plusieurs coups: un qui lui a cassé une côte, un autre dans le tibia, à l’origine de son hospitalisation. Son agression, noyée parmi beaucoup d’autres, était passée inaperçue.

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Des groupes « antifas » avaient appelé a faire obstacle au Rassemblement National dans le quartier, indique Thierry Mariani, candidat RN à la mairie de Paris, capture d’écrans à l’appui.

Capture. Crédits: Thierry Mariani candidat RN

A la suite de complications liées à cette agression, Jean-Pierre a dû être hospitalisé et subir une greffe. La mort du jeune Quentin l’a beaucoup affecté : « j’aurais préféré que ça tombe sur moi, plutôt que sur un jeune étudiant qui avait l’avenir devant lui. » Malgré une plainte déposée, et l’identification de son agresseur – il s’agirait d’un doctorant, notamment grâce à la vidéo ci-dessus, Jean-Pierre G. n’a aucunes nouvelles des suites judiciaires. Il devrait rester encore plusieurs jours à l’hôpital et se dit déterminer à continuer à militer, malgré ces violences. «Ce qui tue pas, rend plus fort ! » indique-t-il.

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