l’essentiel
Le champion villefranchois David Frétigné termine 8e du classement général de sa catégorie et gagne la dernière étape au Lac Rose à Dakar.
C’est avec beaucoup de nostalgie et d’émotion que David Frétigné retrouvait, du 24 janvier au 7 février, les pistes africaines mythiques du Dakar originel. Il s’y était classé deux fois 5e et deux fois 7e, y remportant plusieurs spéciales. Des heures de gloire pour le pilote moto Villefranchois.
De retour à la compétition, après une pause consacrée au développement de son centre de formation Honda installé dans le bois de Margues à Martiel, il participait à l’Africa Eco Race, une épreuve créée par des figures emblématiques du rallye-raid (René Metge, Jean-Louis Schlesser, Hubert Auriol).
À 55 ans, David Frétigné se lançait un nouveau défi. « C’est un challenge incroyable que j’ai l’opportunité de relever », confiait-il avant de prendre le départ.
Vainqueur au Lac Rose
Et c’est en champion qu’il l’a réussi. Au terme des 6 000 km de course, il a terminé 8e au classement des motos de sa cylindrée (450 cm3), et 17e toutes catégories confondues. « Il y aurait eu un classement des super-vétérans, j’aurais été premier », rigole-t-il.
Surtout, le champion Aveyronnais a gagné la dernière étape, celle qui, comme autrefois, se terminait sur la plage du Lac Rose à Dakar. C’était la spéciale n° 12 et David Frétigné arborait sur sa moto le numéro 12, celui de l’Aveyron. Beaucoup de symboles dans cette victoire. Le Villefranchois la raconte : « Jusque-là, la navigation avait pris plus d’importance. Même si je savais faire, j’avais perdu quelques réflexes. J’ai dû aussi m’adapter à de nouveaux outils. La dernière spéciale, elle, mettait l’accent sur la technique. Je me suis lâché. Je suis parti à fond et je suis rentré en première position dans les dunes, devant des motos plus puissantes. Sur la plage, j’ai poussé au maximum et personne ne m’a rattrapé. » Il pouvait alors exulter. Le bonheur total.
Transmission
David Frétigné a savouré l’aventure. « Je me suis vraiment régalé. Je n’ai pas connu de problèmes mécaniques et, physiquement, cela a été. Mon expérience m’a permis de bien gérer les deux semaines. » Cette expérience, il l’a mise aussi au service des neuf clients de Honda France engagés sur l’épreuve et qu’il accompagnait.
Plusieurs ont bouclé l’intégralité de la course. Une autre satisfaction pour celui qui transmet aujourd’hui sa passion du pilotage et son savoir-faire aux membres du réseau de la première marque de motos dans le monde.