Le choix de Flament-Meafou plutôt que Ollivon-Guillard

« On a essayé d’ouvrir l’équipe de France à la concurrence, à l’émulation interne. Il y a aussi un souci de gestion de la fraîcheur sur la compétition. Pour le moment, on a réussi à coacher assez tôt sur les deux premiers matchs, ce qui permet d’équilibrer l’effort pour au moins six joueurs. On a l’opportunité de bouger un peu les lignes sans bouger l’organisation ou la stratégie, en profitant de notre travail. Thibaud et Manny sont des joueurs frais, qui ont peu de temps de jeu et des expériences avec nous. L’équilibre finisseurs-starters nous semble intéressant. »

Le poids de la mêlée italienne dans ce choix

« Tout compte lorsqu’on fait une équipe, il y a toujours un équilibre. C’est vrai que ça tombe bien : clairement, l’Italie a montré une puissance et une compétence collectives sur la mêlée. Ce n’est pas nouveau. Même quand la première ligne change, ils continuent à performer. Dans ce paquet d’avants, il y a des joueurs qui jouent ensemble au club, des habitudes. La mêlée, c’est subtil, une affaire de force mais aussi de précision. Dans notre huit de départ, on retrouve beaucoup de joueurs de Toulouse. On garde aussi un équilibre sol-air.

Mauvaka et Colombe sur le banc

« Chaque adversaire nous défie en mêlée. Il ne faut pas négliger la puissance de la mêlée galloise, ni le savoir-faire de la mêlée irlandaise. On s’attend à un défi important. On voulait que Maxime Lamothe puisse jouer avec nous et il a été très bon (à Cardiff), que Régis Montagne continue à prendre de l’expérience, lui qui jouait en Pro D2 il y a deux ans. George-Henri (Colombe) s’entraîne avec nous depuis quatre semaines et nous semble en capacité de performer ce week-end. Peato (Mauvaka) revient de blessure aux croisés, il monte en puissance. Les circonstances font que Peato, Rodrigue et George-Henri ont l’habitude de jouer ensemble à Toulouse. »

Les louanges qui accompagnent les Bleus

« On en a conscience. On est des latins et on s’en méfie énormément. Tant mieux si on a produit des performances qui font plaisir, que les joueurs sont encensés. On est très heureux pour le rugby français quand on en parle en bien, c’est formidable pour son développement. Pour le reste, je suis en poste depuis sept ans et c’est assez manichéen : soit c’est très bon, soit c’est l’inverse. On a été traités de manière inverse. Le ying et le yang font partie de notre quotidien. »

L’abandon du banc en 7-1 sur ce Tournoi

« Avant le match contre l’Italie (en 2025), on avait perdu en Angleterre d’un point à la dernière action et avec le sentiment qu’on avait manqué d’énergie dans les moments importants de ce match. L’idée était de secouer l’édifice, de relancer notre compétition dans un moment où on n’était pas très encensés. On était parti sur l’énergie à mettre sans calculer, notamment au niveau des avants. On avait besoin d’être présents dans le combat pendant 80 minutes. Donc on avait construit quasiment deux paquets d’avants. Le but était de tester ça sur la fin du Tournoi. Ça nous avait emmenés en Irlande pour le résultat que vous connaissez (victoire 27-42). Quand on bat notre record de « ball in play » au pays de Galles, ça veut dire qu’on a une équipe en forme. Et en plus, on essaie de gérer correctement les potentiels. Chaque feuille de match est notre meilleure à l’instant T. On n’est pas revenus sur un 5-3 depuis longtemps mais ça reste une possibilité. »

« L’Italie peut gagner le Tournoi »