CRITIQUE – À Paris, le Musée du Luxembourg, concentre en 126 œuvres le parcours complexe de cette artiste née anglaise, réfugiée en France, puis au Mexique où elle est devenue une icône nationale.

Leonora Carrington, c’est fantastique. Au sens littéral comme au sens figuré (Le Bon Roi Dagobert, 1948, et sa famille représentée comme des êtres à cornes et à pelisses). Et cette première grande exposition consacrée en France à cette légende mexicaine née dans la haute bourgeoisie britannique (1917-2011) la révèle comme par enchantement. Femme fée, femme sorcière, créatures androgynes et déesse blanche (elle traverse le paysage imaginaire d’Orplid, 1955), cuisine d’alchimiste et lit à baldaquin balayé par la nuit et le vent, chevaux de la passion, paysages bleutés de la peinture flamande et personnages au drapé gracieux comme jaillis de la Renaissance italienne (Les Éléments, 1946)… Il y a mille indices dans cet univers fantasmagorique où l’inconscient de l’artiste en appelle à l’inconscient de chacun.

L’exposition très attendue du Musée du Luxembourg concentre en 126 œuvres subtiles l’art si complexe de Leonora Carrington. Elle incarne le surréalisme le plus vif né dans l’esprit d’une…

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Le Figaro

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