C’est une véritable course contre la montre qui s’est jouée à Rennes ces dernières heures. Face à la menace de monter des eaux, le préfet Franck Robine a ordonné le déploiement de la Sécurité civile. Dans la soirée de jeudi 19 février, vingt-cinq militaires venus de Nogent-le-Rotrou et de Redon ont donc convergé vers le centre de Rennes pour protéger les habitations de l’avenue Gros-Malhon, dans le quartier Saint-Martin.
Leur mission consistait à installer un barrage anti-inondation appelé « Inero », après avoir dégagé le terrain en déplaçant notamment des conteneurs à verre. Le barrage, venu par la route dans la nuit depuis l’Oise, a été installé entre 3 h et 6 h 45 ce vendredi matin.
25 personnes confinées
Au canal Saint-Martin, identifié comme le « point critique » de la ville, l‘inquiétude est montée d’un cran vers 1 heure du matin, heure du pic de la crue. Vingt-cinq riverains, dont treize enfants, sont restés confinés cette nuit mais aucune évacuation n’a été nécessaire.
Pour appuyer le dispositif mis en place par la sécurité civile, les pompiers plongeurs ont effectué des reconnaissances physiques tout au long de la nuit pour s’assurer de la sécurité des familles. En soutien, un drone survolait la zone pour offrir une vision globale des inondations et permettre une meilleure anticipation des secours.
Au total, vingt-six sapeurs-pompiers se sont relayés au poste de commandement pour coordonner les opérations. Pour le commandant de jour Romain Bertin Butler, cet épisode a été « maîtrisé grâce à une préparation plus efficace que l’année passée ». Ce vendredi matin, le niveau de l’eau a déjà baissé de 20 à 25 centimètres par rapport à cette nuit. La vigilance reste toutefois de mise alors que la maire de Rennes et le préfet sont attendus sur place dans la matinée.