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Un réseau de contrebande de cigarettes a été démantelé dans le quartier des Minimes à Toulouse. Sept personnes ont été arrêtées, et des perquisitions ont révélé des substances illicites et 7 500 € en espèces.
Le quartier des Minimes à Toulouse a été le théâtre d’un important démantèlement de réseau. La revente de cigarettes de contrebande s’organisait autour d’un bar local dont les gérants sont aujourd’hui suspectés de complaisance. Au total, sept individus ont été interpellés par la Police nationale, après une enquête menée en étroite collaboration avec la Direction générale des Finances publiques (DGFIP).
La direction de l’établissement fermait les yeux
Les investigations ont confirmé qu’un commanditaire dirigeait les opérations, soutenu par deux revendeurs. Selon les autorités, les transactions se déroulaient quotidiennement au vu et au su de tous, bénéficiant de la passivité consentie de la direction et du personnel de l’établissement. L’enquête a également mis au jour un volet plus sombre : deux logements servaient de bases logistiques. L’un des locataires officiels a déclaré avoir été expulsé par la force par les trafiquants afin que son domicile serve de zone de stockage.
Le coup d’envoi des arrestations a été donné le 16 février par l’interpellation d’un client, lequel a formellement identifié son fournisseur. Le lendemain, une opération de grande envergure a permis d’appréhender les principaux acteurs du réseau. En marge de ces interventions, des contrôles administratifs et des vérifications des services de l’immigration ont conduit à une arrestation supplémentaire.
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Les langues se délient en garde à vue
Le dossier s’est consolidé lors des gardes à vue. Tandis que trois suspects gardaient le silence ou niaient les faits, l’un des complices a admis exercer une activité de revendeur indépendant. Le témoignage d’une cliente a également permis de confirmer les rôles respectifs des protagonistes. Enfin, l’enquête s’est achevée le 19 février par l’interpellation d’un dernier suspect qui a reconnu son rôle de revendeur de cigarettes de contrebande.
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Lors des perquisitions, la police a saisi du cannabis, des paquets de cigarettes, du Tramadol et 7 500 € en numéraire. Sur cette somme, la DGFIP a directement prélevé les dettes fiscales de l’un des mis en cause. Trois clients ont, pour leur part, fait l’objet d’amendes forfaitaires.