Skicross, ski-alpinisme, biathlon, patinage de vitesse… La journée s’annonce très chargée pour la France, avec l’ambition d’améliorer le total de 20 médailles bleues.
Emily Harrop, Thibault Anselmet (Ski-alpinisme, relais mixte, à partir de 10h)
Après les médailles d’argent (Emily Harrop) et de bronze (Thibault Anselmet) dans les épreuves individuelles qui marquaient, jeudi à Bormio, l’entrée officielle du ski-alpinisme aux JO, place ce samedi, en clôture du programme, au relais mixte. Champions du monde en titre (devant l’Espagne et la Suisse, leurs plus dangereux rivaux en Italie), Emily Harrop et Thibault Anselmet nourrissent des ambitions doublées d’un petit parfum de revanche. «Je pense que ça va nourrir un peu notre motivation. Avec Thibault, on a, on a une petite revanche à prendre et on va aller chercher au fond de nous-mêmes», a promis Emily Harrop. Dix équipes se poseront sur la ligne de départ.
Lou Jeanmonnot, Julia Simon, Océane Michelon, Justine Braisaz-Bouchet (Biathlon, Mass start femmes, 14h15)
Le dernier défi du biathlon français. Avec déjà onze médailles au compteur, la réussite de la discipline est totale. Mais la perspective de finir sur un ultime feu d’artifice est forcément tentante. Avec le retour de la championne olympique en titre de la mass start, Justine Braisaz-Bouchet, qui pourrait profiter de sa fraîcheur physique pour réitérer son exploit de Pékin. À moins que Julia Simon ne s’offre un quatrième titre sur ces Jeux, après les deux relais et l’individuel. Ou que Lou Jeanmonnot n’empoche ce titre olympique en individuel que son talent mérite. Sans oublier Océane Michelon, la vice-championne olympique du sprint capable de tout.
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Youri Duplessis Kergomard, Evan Klufts, Melvin et Terence Tchiknavorian (Ski acrobatique, Skicross hommes, à partir de 10h)
Le souvenir du triplé olympique de légende des Bleus, en 2014 à Sotchi, accompagne l’équipe de France. Depuis, les Bleus n’ont plus ramené de médaille des JO. Après un stage à Tenerife, l’équipe de France a retrouvé Livigno et une piste qui n’avait pas souri aux snowboardcross bleu. L’équipe est déterminée mais la concurrence redoutable, les Bleus devront s’adapter à la piste pour jouer. Et rêver.
Mathis Desloges, Hugo Lapalus, Victor Lovera, Théo Schely (Skide fond, 50km classique hommes, 11h)
Triple médaillé d’argent (skiathlon, 10km et relais), Mathis Desloges s’aligne sur le 50km classique pour tenter d’achever des Jeux très réussis par un dernier exploit. Quatre jours après un relais sprint très frustrant en raison de la casse de deux casses de bâtons, le fondeur de 23 ans se lance dans un défi ardu – avec ses compères du relais, Hugo Lapalus, Victor Lovera et Théo Schely – puisque la dernière fois qu’il a couru sur cette distance, le 23 mars 2025 à Lahti, il avait fini 60e. Mais la révélation française de ces Jeux n’est plus le même aujourd’hui et qui sait s’il ne peut pas s’inviter sur le podium, derrière un Johannes Klaebo en quête d’un fabuleux Grand Chelem (six titres en six courses).
Mathieu Belloir, Timothy Loubineaud (Patinage de vitesse, Mass start, à partir de 15h)
Le commando bleu a vécu une expérience olympique intense mais frustrante (4e du 10000 m et 5e du 5000 m avec Timothy Loubineaud, 5e de la poursuite par équipes, la colonne vertébrale du projet), il en termine avec la mass-start. Sûr d’avoir tout donné jusqu’au dernier jour, avant, nourri par l’expérience, de se tourner vers les JO 2030 dans les Alpes françaises.