C’est un héritage africain. Le Conseil des Sages de Plan-de-Cuques s’inspire du Conseil des anciens, qui existait dans chaque village reculé d’Afrique et qui avait vocation à aider la population. Le concept a été importé en France par un maire breton en 1989 et cette idée a bien plu à Oscar Semerdjian.

L’ancien deuxième adjoint du maire plandecuquois de l’époque, Jean-Pierre Bertrand, l’a appliquée à sa commune et, dès 1993, il a imaginé l’ébauche d’un Conseil des sages régi par une charte précise : il regroupe des retraités disponibles et habitant Plan-de-Cuques, qui doivent respecter dix commandements. Parmi ceux-ci, certains se perdent un peu de vue, à l’image du troisième qui stipule : « Le bourgmestre tu éclaireras quand sollicité tu seras. »

Le 8 octobre 1993, le premier Conseil des sages s’est réuni, formé de 17 membres, dont Jean-Claude Carlini (coordinateur du livre Plan-de-Cuques la Belle, la Rebelle), René Chabot (dont le nom orne le fronton de son atelier de serrurerie avenue Frédéric-Chevillon), Georges Martin (fidèle de Paul Ricard) ou Antoine Deleuil. Ils ont mis dix ans pour condenser la mémoire des anciens dans l’ouvrage précité.

À la recherche d’archives et de membres

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