Par

Philippe Guinchard

Publié le

21 févr. 2026 à 22h05

« J’aimerais bien qu’Évreux se maintienne en Ligue A car il y a un vrai public ici, une belle ambiance et une équipe intéressante. »

Nicola Vettori, l’entraîneur italien de Nancy-Vandœuvre, a manifestement apprécié son samedi 21 février 2026 en Normandie.

Avant tout, c’est certain, parce que son équipe l’a emporté en trois sets et moins de 90 minutes.

Celui qui avait relancé son 6 majeur pour la première fois depuis quelques semaines a pu constater que ses joueuses savaient répondre à l’appel de ses exigences.

Mais il a toutefois fallu deux gros money time de la part de ses troupes pour se débarrasser des équipières de Mia Guyot-Polverini.

D’abord lors de la première manche (20-20, après avoir vu l’Évreux VB revenir d’un éclat à 11-17). Puis dans le troisième set, alors que les Panthères locales menaient 19-16 après un début de manche pourtant compliqué (2-7).

La loi du plus fort

« Le problème, c’est qu’on fait neuf fautes dans le premier set, regrettait Simon Garel. Ça fait la différence. Mais c’est aussi parce qu’on joue alors à 110, 120 % et qu’on prend des risques. Car si l’on joue à notre niveau, c’est compliqué. »

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Tess Bakana et son équipe ont tout donné pour tenter de rivaliser avec l'une des meilleures équipes françaises.
Tess Bakana et son équipe ont tout donné pour tenter de rivaliser avec l’une des meilleures équipes françaises. ©La Dépêche/BdC

En Saforelle Power 6, le moindre relâchement se paie comptant. Et l’entraîneur de l’EVB a pu le constater lors d’un deuxième set décevant (18-25).

« On s’effondre rapidement (6-9, 7-14, 12-21) et ça, ce n’est pas OK. Vandœuvre nous a mis davantage la pression au service et on n’a alors pas su répondre. »

Par contre, Simon Garel a apprécié la manche suivante. Même s’il déplorait au final ces erreurs individuelles récurrentes qui auront coûté beaucoup de sets à son équipe cette saison.

« Nancy a très bien joué. Son entraîneur a su faire aussi les bons changements tactiques, rien à dire. Mais nous, dans les money time, il y a une réalité physique qui nous pénalise. On joue plus loin du filet. On n’a pas su s’adapter aux modifications de leur block. Et puis, certaines joueuses chez nous font un bon match, d’autres un match très moyen. Il n’y a rien à dire, si ce n’est que Vandœuvre, c’est très solide. Mais que c’est également dommage de ne pas avoir pris un set ce soir. »

Lourde opposition, ce samedi soir, pour la jeune libéro de l'EVB, Anaé Bonnier.
Lourde opposition, ce samedi soir, face à la jeune libéro de l’EVB, Anaé Bonnier. ©La Dépêche/BdCUne fin de championnat compliquée

Malgré un très bon match d’une Milica Tosic convalescente, malgré quelques fulgurances ébroïciennes au filet et une envie de batailler qui ne se dément jamais, l’Évreux VB a donc rendu les armes face à plus fort que lui.

Et le programme qui s’annonce lors des quatre dernières journées de la saison régulière n’a rien de réjouissant, les Panthères ébroïciennes devant se frotter à quatre des cinq meilleures équipes actuelles du championnat.

Et la cinquième, Nancy, vient de lui montrer à quel point la tâche sera rude…

Évreux VB – Vandœuvre-Nancy : 0-3 (21-25, 18-25, 21-25). Durée du match : 1 h 25.

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