Des analyses menées dans une province chinoise montrent que les populations mangeant un riz avec des teneurs en cadmium respectant les normes sanitaires en vigueur avaient tout de même des risques accrus de maladies rénales chroniques.

Le cadmium s’est retrouvé au cœur de l’actualité après la publication, en juin 2025, d’une lettre ouverte de médecins généralistes alertant sur «l’augmentation de notre imprégnation» à ce métal lourd. Le problème n’a pourtant rien de nouveau : il fait l’objet de suivis réguliers depuis le début des années 2000, via plusieurs études de l’alimentation et des campagnes de biosurveillance. Une nouvelle étude menée en Chine, publiée dans Science Advances, vient ajouter une pièce au dossier en montrant que, dans une grande province rizicole, l’exposition alimentaire via le riz atteint des niveaux susceptibles d’augmenter le risque de maladie rénale chronique, même lorsque les teneurs restent sous les normes en vigueur.

« Il faut avant tout préciser que les contextes chinois et français ne sont pas du tout comparables, explique Christophe Nguyen, agronome à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE). À proximité des sites…

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Le Figaro

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