Entourées par leur propre « service d’ordre », un peu plus de cinquante personnes, d’après l’organisateur Pierre Couëdelo, se sont réunies pendant une quarantaine de minutes, ce samedi 21 février 2026, place De Gaulle, à Quimperlé, pour « rendre hommage à Quentin » Deranque. « Après avoir rappelé qui il était, nous avons tenu une minute de silence », détaille l’ex-candidat de Reconquête ! aux législatives de 2022.

Dénoncer la responsabilité des partis politiques

Présenté comme « sans étiquette et transpartisan », le rendez-vous a toutefois donné lieu à des prises de parole politiques, évoquant la responsabilité des partis dans le climat de violence actuel. « Aujourd’hui, en France, il n’y a pas d’extrême droite », a affirmé Pierre Couëdelo, contestant une décision rendue par le Conseil d’État en mars 2024 concernant le classement des partis politiques. « Ils mentent », a-t-il ajouté, pointant plutôt « des partis d’extrême gauche et d’extrême centre » qui, selon lui, « appellent régulièrement à la violence ».

De l’autre côté des Halles, près de deux fois plus de Quimperlois se sont mobilisés pour afficher leur hostilité à un rassemblement d’extrême droite.

Entre les deux regroupements, rue de la Paix, et au vu des tensions nationales, plusieurs dizaines de gendarmes étaient mobilisés. « Aucun débordement n’a été constaté », précisait, vers 15 h 30, le commandant Martin. Leur présence a, de toute évidence, refroidi les velléités de certains manifestants d’aller à la rencontre du groupe opposé.