Mathilde Lovadina est une fine technicienne du 49er FX. Lou Berthomieu a terminé 5e des Jeux olympiques de Paris-2024 en Nacra 17. Ensemble, elles se projettent désormais vers Los Angeles-2028 sur le support de la première. « On a décidé de partir ensemble car on avait la même vision du projet et de la perf, explique Mathilde Lovadina à la barre. Ça fait un an qu’on navigue ensemble et on est toujours autant aligné, on s’entend super bien. Donc, c’est facile de travailler quand l’ambiance est bonne. On fait bloc et c’est très agréable. »
Un peu comme Charline Picon et Sarah Steyaert l’ont fait avec brio lors de la dernière olympiade, la Team Mama décrochant le bronze à Marseille, la Marseillaise du YCPR et la Nantaise désormais installée à Marseille vont tenter de relever le défi. « Changer d’équipage et de support, avoir vraiment une olympiade pour se préparer, qualifier la nation puis chercher la qualif puis la médaille. Le challenge est vraiment intéressant », confie Lou Berthomieu qui apprend vite. « En tant qu’équipière, il faut être prête physiquement et le Nacra 17 m’aide bien sur ce point. J’ai aussi été habituée à prendre des décisions rapidement… On a beaucoup d’énergie, on se rejoint sur l’eau mais aussi en dehors, et on adore progresser techniquement. »
Ainsi, les deux membres du pôle France de Marseille ont rapidement trouvé leurs marques à bord et enregistré des premiers résultats plutôt encourageants. Ces championnats de France élite de voile olympique, avec les Medal Race prévues ce dimanche en rade de Marseille, doivent leur permettre d’affiner leurs réglages en vue des championnats du monde à la mi-mai, à Quiberon.
Lauriane Nolot, la force tranquille
À la même période, Lauriane Nolot sera, elle, à Viana do Castelo (Portugal) pour tenter de récupérer son titre mondial qu’elle n’avait pas pu défendre l’an dernier en raison de sa blessure post-JO. Mais ça, c’est de l’histoire ancienne. Depuis, la vice-championne olympique de kitefoil a travaillé dur, s’est transformée physiquement pour se donner les moyens de ses ambitions et ne pas laisser échapper l’or olympique dans deux ans aux États-Unis. « Le but est d’être plus solide et plus musclée avec toujours cette problématique de poids : plus on est lourd et plus on avance. On essaie alors de faire en sorte d’avoir de la charge utile, une certaine masse musculaire, décrit la Hyéroise qui prend toujours autant de plaisir sur l’eau et se sent bien au sein du groupe France. Il y a une nouvelle équipe, avec une belle dynamique. Tout le monde est motivé et ça fait du bien. J’ai un rôle de leader, c’est confortable. Je sens aussi que les jeunes sont là pour m’aider. »
Lauriane Nolot ne devrait pas être inquiétée lors de ces championnats de France et l’étape marseillaise lui permettra de faire le point sur sa préparation après un gros travail hivernal.
Championnats de France Élite de voile olympique. Medal Races dimanche 22 février en rade de Marseille, dès 10h.