Un homme, soupçonné d’avoir tué son épouse en novembre 2025, est mort dans sa cellule à la maison d’arrêt de Grasse (Alpes-Maritimes), a indiqué le parquet lundi 16 février 2026 à l’Agence France-Presse (AFP). Ce dernier évoque un suicide, confirmant une information de Nice-Matin .
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Une enquête pour déterminer les causes du décès
L’homme avait été interpellé par la police le 4 novembre 2025 dans l’appartement familial à Nice, où il avait asséné plusieurs coups de couteau mortels à son épouse de 39 ans, dont il allait divorcer le lendemain. Une fille, adolescente de 17 ans qui avait tenté de protéger sa mère, avait aussi été grièvement blessée par plusieurs coups. Détenu à la maison d’arrêt de Grasse, l’homme était poursuivi pour assassinat et tentative d’assassinat.
Il a été retrouvé mort dans sa cellule mercredi 11 février, annonce le quotidien Nice-Matin. « Tout indique que c’est un suicide », a précisé lundi à l’AFP le procureur de Grasse, Éric Camous, assurant qu’il n’y avait aucune indication « qui laisse entendre l’intervention d’une cause extérieure ». Une autopsie a été requise et une procédure ouverte pour « recherche des causes de la mort », a ajouté le magistrat.
L’homme « contestait les faits qui lui étaient reprochés »
L’avocat du prévenu, Paul Sollacaro, a expliqué à l’AFP avoir été informé du décès jeudi. Rappelant que son client était « toujours présumé innocent », il a également souligné que ce dernier « contestait les faits qui lui étaient reprochés ». Avant d’ajouter : « Il y avait des expertises en cours, notamment sur le plan psychiatrique, qui malheureusement n’ont pas pu être faites, compte tenu du délai imparti à l’expert et de ce qui vient de se produire. »
Interrogé sur un potentiel suicide, il rappelle que « le parquet a souhaité qu’il y ait une enquête, on attend avec la famille les résultats ». L’avocat appelle aussi à « respecter le deuil des familles dans ce dossier, de toutes les familles bien évidemment. »
Le couple, d’origine tchétchène selon la police, était en conflit depuis plusieurs années. En décembre 2023, l’épouse avait rapporté avoir été violemment frappée et tirée par les cheveux. Mais elle n’avait pas souhaité porter plainte ni se rendre à l’unité médico-judiciaire et le père avait été relaxé quelques mois plus tard.
Lui-même a porté plainte à deux reprises contre sa belle-famille en dénonçant des menaces de mort, tandis que la mère avait porté plainte pour enlèvement de mineur dans le cadre de la séparation.