Tournée avec la « Star Academy », préparation d’un premier album… Cette dernière année a été rythmée et votre vie n’est plus tout à fait la même. Comment vivez-vous cette période ?

C’est un gros changement, mais j’appréhende bien cette vie-là. Je passe d’un statut d’étudiant à celui d’un chanteur qui travaille sur ses projets personnels. La vie évolue. C’est tellement un métier exceptionnel que même si c’est difficile, on ne réfléchit pas et on avance.

Le 6 mars sortira votre premier album « À l’équilibre » racontant le passage de votre vie « classique » à celle d’artiste. À quel moment avez-vous pris conscience que votre quotidien avait basculé ?

Le jour où j’ai pris mon appartement à Paris et mes responsabilités. Tous les jours, je m’aperçois que ma vie est complètement différente de celle de mes potes. Je gère des choses qu’une personne de 19 ans n’a pas à faire normalement.

Ces 15 titres sont annoncés comme très personnels. De quelle manière était-ce important de se livrer autant dès maintenant ?

Il faut se donner à 100 % dès le premier album pour accrocher le public et qu’il a envie d’écouter le second. Je veux qu’il se sente concerné par mes chansons donc il doit pouvoir se reconnaître dans les textes. Ce sera le cas sur plusieurs titres.

Auxquels pensez-vous ?

Un en particulier où je parle de mon arrière-grand-mère qui habite dans les Côtes-d’Armor. Il y a peut-être cette forme d’égoïsme de ma part car elle commence à être âgée et j’ai tellement peur du jour où elle va partir que je ne l’appelle pas assez.

En arrivant à la « Star Academy », vous chantez mais n’écrivez pas encore. Assez rapidement, il faut préparer un album. Comment tout cela s’organise ?

On ne m’a jamais obligé à écrire. Plein de chanteurs sont juste interprètes. C’est le cas de Florent Pagny, que je suis depuis enfant. Il le fait extrêmement bien. Cependant, je ne veux pas me limiter et pouvoir écrire mes propres chansons, encore plus par la suite. Pour l’instant, je rédige quelques phrases, un couplet par chanson, puis j’ajoute mes idées pour que les titres me ressemblent. Au début, j’avais cette impression d’avoir moins de choses à raconter car je n’ai pas le vécu d’une personne plus âgée. Ceux dont c’est le métier d’écrire m’ont rassuré sur les histoires que je souhaitais transmettre.

Dans le titre « Si demain tout s’arrête », vous écrivez : « Y a comme un drôle de vertige, tout autour ça se fige. Si je perds l’équilibre, seras-tu là comme une route à suivre entre tes bras ? ». À qui vous adressez-vous ?

Au public, bien sûr, et surtout à mes parents et mes amis. À tous ceux qui étaient là avant. Cette peur n’est pas forcément rationnelle car mes proches seront toujours là pour moi. Cela revient parfois. Cette peur que tout s’arrête est ma plus grosse inquiétude. Une carrière peut être éphémère mais si on travaille à fond, on réussit à faire des choses intéressantes.

Votre tournée personnelle passera chez vous, mais aussi à Brest et Rennes. Comment appréhendez-vous cette rencontre avec votre public ?

J’ai hâte de partager mes chansons sur scène, rencontrer mon public, avoir mon show. C’est de l’excitation que je ressens en ce moment. Je veux qu’ils aient envie de revenir le lendemain, qu’ils soient impressionnés vocalement mais aussi par les arrangements, les lumières, etc.

Vous allez continuer à évoluer artistiquement, sortir des projets, mais l’étiquette de la « Star Academy » va rester. Comment abordez-vous cela ?

Je n’ai aucun souci à ce qu’on m’en parle pendant des années. C’est la « Star Academy » qui m’a fait donc je ne peux pas la renier. Le public a voté pendant des semaines pour moi et c’est encore lui qui me suit aujourd’hui. On voit des artistes comme Jenifer, Nolwenn Leroy, qui ont participé à l’émission et quinze ans plus tard, on leur en parle beaucoup moins. Elles ont fait leurs preuves et sont devenues des artistes à part entière. À moi de travailler encore…

* Le 23 avril 2026, à Brest et le 25, à Rennes (complet). Puis en juin, le 6 à Pléneuf-Val-André et le 26 à Quimper.