En janvier 2026, les ventes de voitures
électriques en Europe rebattent les cartes entre Volkswagen, Tesla,
Renault et quelques outsiders inattendus. Derrière un leader encore
solide, un nouveau trio se dessine et promet un bras de fer serré
pour 2026.

La carte des voitures électriques en Europe
continue de bouger, et vite. Après une année 2025 où Tesla a perdu
sa couronne face à Volkswagen, le mois de janvier 2026 confirme que
le match a changé de visage, avec un nouveau trio de tête et des
écarts qui se resserrent sérieusement.

Les derniers chiffres de Dataforce, qui couvrent 98 %
du marché combiné UE, Royaume-Uni et AELE, montrent que le
leader ne lâche pas la première place
, mais que son
principal rival n’est plus l’américain que tout le monde avait en
tête il y a encore peu. Et là, une marque française s’invite au
sommet, pendant que Tesla recule dans le
classement
, ce qui donne un début d’année bien différent
de ce que beaucoup imaginaient.

Volkswagen reste devant, Renault fonce, Skoda s’invite sur le
podium

En janvier 2026, Volkswagen garde la tête du
classement européen des véhicules 100 % électriques avec 17 230
immatriculations. C’est moins bien qu’un an plus tôt, avec
un recul de 16 % par rapport à janvier 2025
, mais la
marque reste numéro un. Elle s’appuie toujours sur sa famille ID :
l’ID.3 mène la danse avec 5 417 unités, suivie par l’ID.4 (4 829),
l’ID.7 (4 663) et l’ID. Buzz (1 420), ce qui lui permet d’être
présente sur plusieurs segments à la fois, de la compacte au van
électrique.

Derrière,
la vraie surprise vient de Renault
. Le losange
grimpe de cinq places pour se hisser au deuxième rang avec 14 447
voitures électriques immatriculées sur le mois, soit une
hausse d’environ 65 % sur un an
. La star s’appelle
Renault 5 E-Tech : 7 149 immatriculations, contre
4 196 un an plus tôt alors qu’elle n’était encore qu’en phase de
déploiement. Le Scenic E-Tech ajoute 3 317 unités, la Megane E-Tech
1 652, et la récente Renault 4 E-Tech 2 245, ce qui donne au
constructeur français un vrai tir groupé sur les petites et
moyennes voitures électriques, très regardées par les
automobilistes européens.

Skoda, BYD et Ford progressent, pendant que Tesla glisse au
dixième rang

Derrière ce duo, Skoda s’offre l’une des plus
belles progressions du mois. La marque tchèque grimpe de six places
et s’installe troisième, avec 14 022 voitures électriques
immatriculées, en hausse de 91 % par rapport à janvier 2025 selon
Dataforce. Pendant ce temps, Tesla signe la plus forte baisse parmi
les grands acteurs : la marque tombe au dixième rang avec 7 794
immatriculations, en recul de 17 % et en perdant six places sur un
an. La Model 3 s’effondre à 1 119 immatriculations, contre 3 410 un
an plus tôt, tandis que la Model Y progresse de 5 802 à 6 601
unités, ce qui ne suffit pas à compenser la baisse sur le reste de
la gamme.


Le constructeur chinois BYD
passe de la 14e à
la 8e place, avec 8 711 immatriculations, soit
quasiment un doublement de ses ventes électriques en un an, malgré
un droit de douane de 27 % imposé par l’Union européenne sur ses
modèles produits en Chine et exportés vers l’Europe. La petite
Dolphin Surf mène la charge avec 3 007 unités, devant la Sealion 7
(1 909) et la Seal (1 310), soutenues par des remises importantes
sur le marché européen. Ford réalise la plus forte
progression du top 15 : +102 % et 7 102 voitures électriques, ce
qui lui fait gagner sept places pour remonter au 12e rang.

Les grands généralistes restent bien présents : BMW affiche 11
428 immatriculations, Audi 9 954, Kia 9 407, Mercedes 9 312,
Peugeot 8 105, Hyundai 7 140, Volvo 6 745, Citroën 6 579 et Opel 5
336. Un tableau qui montre à quel point le marché des
voitures électriques en Europe est devenu serré,
et que la bataille ne fait clairement que commencer pour la suite
de 2026.