CHRONIQUE – Quatre ans après le début de l’«opération militaire spéciale» en Ukraine, les pertes de la Russie sont considérables.

Il y a exactement quatre ans, Vladimir Poutine lançait ses divisions blindées à l’assaut de l’Ukraine. Le président russe comptait prendre Kiev en une semaine, afin d’y installer un gouvernement à sa botte. Son idée était de stopper l’expansion de l’Otan vers l’est, tout en reprenant le contrôle de terres particulièrement fertiles. Il pensait que son armée allait être bien accueillie par une majorité de la population ukrainienne, qu’il estimait prise en otage par un gouvernement « nazi ».

S’il avait réussi, son coup de force serait passé comme une lettre à la poste, même auprès des chancelleries occidentales. Il y aurait eu un concert d’indignations, une demi-douzaine de sanctions, et la vie internationale aurait repris son cours normal.

Le président russe avait pris soin de ne pas utiliser le mot « guerre », à l’image des Occidentaux dans leurs opérations « humanitaires » du Kosovo, d’Afghanistan, d’Irak ou de Libye. Pour qualifier son agression, il avait eu recours à la litote…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 84% à découvrir.

Le Figaro

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous