Les 18 et 19 avril 2026, le Ballet de l’Opéra national de Paris va quitter ses scènes habituelles pour s’installer sous la spectaculaire Pyramide du Louvre. À l’occasion de l’exposition Michel-Ange Rodin. Corps vivants, huit danseurs – dont cinq Étoiles – proposent une expérience immersive rare : deux soirées où la danse s’invite au cœur du musée, avant une visite nocturne exceptionnelle de l’exposition, après la fermeture des portes.
La Pyramide du Louvre comme scène vivante
Le temps d’un week-end, la scène du Palais Garnier s’efface au profit de la verrière iconique du Louvre. Samedi 18 et dimanche 19 avril, à 20h puis 21h30, les artistes investiront l’espace central de la Pyramide dans un dispositif intimiste, au plus près des spectateurs. Pensé comme un dialogue avec l’exposition Michel-Ange Rodin. Corps vivants, le programme réunira des duos majeurs du répertoire de l’Opéra et une création originale conçue spécialement pour l’événement par le danseur Yvon Demol. Au programme : Pas de deux, extrait de Rhapsody, chorégraphié par Frederick Ashton sur une musique de Sergueï Rachmaninov ; Le Parc, signé Angelin Preljocaj sur des partitions de Wolfgang Amadeus Mozart ; Trois Gnossiennes, imaginé par Hans van Manen sur la musique d’Erik Satie ; une création inédite d’Yvon Demol, sur des œuvres de Ludwig van Beethoven et Michel Dietlin.
Les Étoiles Léonore Baulac, Dorothée Gilbert, Guillaume Diop, Hugo Marchand et Marc Moreau, aux côtés de la première danseuse Silvia Saint-Martin et des artistes Adèle Belem et Loup Marcault-Derouard, interprèteront ces pièces, accompagnés par des musiciens de l’Orchestre de l’Opéra national de Paris. Une distribution d’exception pour un cadre qui l’est tout autant.

Guillaume Diop et Dorothée Gilbert, danseurs Etoiles de l’Opéra de Paris, au Musée du Louvre, 2026© Maria-Helena Buckley / OnP
Un hommage aux corps, du marbre au mouvement
En écho aux figures sculptées par Michel-Ange et Auguste Rodin, cette proposition artistique célèbre la puissance expressive du corps. Les gestes répondent aux volumes, les lignes chorégraphiques prolongent celles du marbre. L’espace inspire le mouvement, et le mouvement redessine l’espace. Le Louvre et l’Opéra renouent ainsi avec une histoire partagée. Dans les années 1970 déjà, Rudolf Noureev avait investi la cour Carrée, transformant le musée en scène à ciel ouvert. Sous la Pyramide, cette tradition renaît aujourd’hui dans une forme renouvelée, plus immersive, plus proche du public. À l’issue de chaque représentation, les spectateurs auront le privilège de découvrir l’exposition après la fermeture du musée. Une déambulation nocturne, loin de l’effervescence habituelle, pour contempler les œuvres dans une atmosphère apaisée, après avoir vu les corps s’animer.