Dans un post Facebook, Sophie Dupressoir, élue déléguée à la Ville cyclable et marchable, avait expliqué le 27 janvier 2025 pourquoi elle avait porté plainte. Il s’avérait, selon son témoignage, que « depuis plusieurs semaines » elle aurait subi « des attaques personnelles qui créent un climat d’appréhension » pour elle et sa famille. Et ce, en raison de « la création d’une rue école, la végétalisation et l’installation d’arceaux à vélo dans trois rues de la Neustadt, votées en conseil municipal, y compris par une majorité d’élus d’opposition ». Elle évoquait aussi « des pressions quotidiennes ».
Son action devant la justice avait pour but de « stopper la violence et les incivilités » et « retrouver vite une atmosphère sereine, de discussion et de vivre-ensemble ».
« Il ne restera que le mépris ressenti »
Dans un communiqué, ce samedi 21 février, les deux associations visées, La Neustadt apaisée et Touche pas à ma ville, ont expliqué que les plaintes étaient classées sans suite par la procureure de la République. Information confirmée par nos soins. « Elle a, en résumé, considéré que nos paroles, courriers et actions n’étaient en rien outrageants, diffamants ou harcelants ». Les dirigeants des associations ont poursuivi : « Il ne restera rien de tout cela, sauf le mépris ressenti par les habitants du quartier venant d’une élue supposée les représenter. »