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Bruxelles espérait pouvoir annoncer l’adoption de son 20e paquet de sanctions contre Moscou à l’occasion du quatrième anniversaire de l’invasion russe de l’Ukraine. Elle devra prendre son mal en patience. Car la Hongrie en a décidé autrement. Le premier ministre Viktor Orbán et son chef de la diplomatie ont multiplié les coups de pression ces derniers jours. La réunion, lundi à Bruxelles, des ministres des Affaires étrangères de l’UE, n’a pas permis d’aplanir les différends et de faire rentrer Budapest dans les rangs. La cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, a qualifié en fin de journée cette absence d’accord de «revers».

L’argument de la Hongrie? Elle exige la reprise des livraisons de pétrole russe via l’oléoduc Droujba, qui traverse l’Ukraine. Un oléoduc endommagé fin janvier par des frappes russes, selon Kiev. Or, tant la Hongrie que la Slovaquie accusent l’Ukraine de faire exprès de bloquer sa réouverture et dénoncent un «chantage politique». L’UE a décidé de mettre fin aux importations de pétrole russe, mais les deux pays ont obtenu des dérogations, censées leur permettre de disposer de plus de temps pour réduire leur dépendance à l’égard de Moscou. Lundi en fin de journée, le premier ministre slovaque, Robert Fico, a confirmé une mesure de rétorsion déjà annoncée: l’arrêt des livraisons d’électricité d’urgence à l’Ukraine. «Compte tenu de la gravité de la situation et de l’état d’urgence pétrolier décrété en Slovaquie, nous sommes contraints de procéder immédiatement à cette première mesure», a-t-il fait savoir, via une vidéo diffusée sur Facebook. «Elle sera levée dès que le transit de pétrole vers la Slovaquie sera rétabli. Dans le cas contraire, nous prendrons de nouvelles mesures réciproques», a-t-il précisé.