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Cette procédure de dissolution visant Patria Albiges a été lancée il y a plusieurs mois par le ministère de l’Intérieur et devrait être évoquée mardi 24 février lors d’une réunion à l’Elysée sur « les groupes d’action violente ».
Des élus et organisations locales réclamaient ces dernières années la dissolution de Patria Albiges. Ce sera peut-être bientôt le cas : le ministère de l’Intérieur a engagé il y a plusieurs mois la procédure visant à dissoudre le groupuscule identitaire albigeois, selon une « source proche du dossier » citée par l’AFP, confirmant les informations de nos confrères d’Europe 1.
Après une longue période d’examen de la part des services du ministère, cette procédure est arrivée à la phase du contradictoire, indique la même source. Les membres de Patria Albiges doivent présenter leurs arguments avant que Beauvau ne décide de présenter ou non un décret de dissolution en Conseil des ministres. Un autre groupe d’ultradroite, « Bloc montpelliérain », est concerné par une procédure similaire.
Toutes les deux devraient être évoquées mardi 24 février lors d’une réunion convoquée à l’Élysée par Emmanuel Macron sur « les groupes d’action violente », suite au décès il y a dix jours de Quentin Deranque, ce militant nationaliste de 22 ans frappé à mort à Lyon par des militants antifascistes.
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Patria Albiges avait réagi à ce décès en accusant la France Insoumise (LFI) de « complicité » et en dégradant la permanence de l’Union Populaire pour Castres, dont la devanture a été aspergée de peinture rouge et recouverte d’affiches.
Plusieurs membres du groupuscule, qui n’est pas déclaré en préfecture, ont déjà été condamnés en justice pour des faits de violence ou de provocation publique à la haine.