Par
Ugo Maillard
Publié le
23 févr. 2026 à 11h44
« Je vois que la grosse tête se retire. Et qui voit-on ? Le maire de Nice. » Ce dimanche 22 février, un corso diurne était organisé dans le centre-ville, pour l’édition 2026 du Carnaval de Nice.
Au milieu des chars mettant à l’honneur d’illustres femmes pour cette édition de la Reine, un visage caricaturant Jacques Médecin, ancien maire de la cité azuréenne, a défilé sur la place Masséna. Sous cette grosse tête se cachait Christian Estrosi, maire de Nice et candidat à sa réélection pour les élections municipales. Un moment « d’autodérision », selon l’élu.
Cliquez ici pour visualiser le contenu
Son apparition n’a pas laissé insensible.
« Notre ville mérite mieux que cette mascarade carnavalesque »
À quelques semaines du premier tour des élections municipales, la présence de Christian Estrosi sous une grosse tête de Jacques Médecin a suscité de très nombreux commentaires. Picot
Julien Picot, deuxième sur la liste de gauche Unis pour Nice, a déclaré : « Il fallait oser. Et Estrosi a osé. Rendre hommage à un symbole de la corruption politique, c’est un peu comme décorer un naufrageur pour services rendus à la marine. Notre ville mérite mieux que cette mascarade carnavalesque où le cynisme le dispute à la mémoire sélective. »
Pour une tout autre raison, Martine Médécin, fille de l’ancien maire et soutien affiché d’Éric Ciotti, a tancé Christian Estrosi : « Il est bien évident que celui qui se trouve à l’intérieur, incapable de dépasser le maître, n’a eu, pour seule solution, que d’essayer d’entrer dans sa tête. Peine perdue il ne pourra ni le faire oublier, ni l’égaler dans aucun domaine sauf celui des affaires où il devrait le surpasser d’ailleurs ».
À noter que la présence d’une caricature de l’ancien maire de Nice détonne dans une édition consacrée aux femmes. Hormis le char du roi et un char avec deux enfants, dont un garçon, aucun homme n’avait été représenté jusque-là.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.