Par Victoria
Buisson –
Publié le 23 Fév 2026 à
21:35
En plein direct, la journaliste
Sonia Mabrouk a été dans l’obligation de recadrer son invité,
Sebastien Chenu (RN).
Figure emblématique du paysage audiovisuel français,
Sonia Mabrouk a récemment tiré un trait sur CNews pour rejoindre
BFMTV. « Je reconnais chez Rodolphe Saadé, propriétaire
du groupe RMC BFM, comme chez Vincent Bolloré une ambition, une
vision, une capacité à bâtir des groupes solides dans la durée. Je
veux m’inscrire dans le temps long, au sein d’une rédaction forte.
J’ai toujours eu des engagements et des fidélités durables :
10 ans sur Public Sénat, 14 ans sur Europe 1 et quasiment
une décennie sur CNews. Je suis le contraire d’une mercenaire
des médias. Je vais retrouver à BFMTV des personnalités pour
lesquelles j’ai de l’estime et de l’amitié, comme Apolline de
Malherbe », a-t-elle d »ailleurs confié dans les pages du
Figaro.
Tensions entre
Sonia Mabrouk et Sébastien Chenu
Pendant longtemps, Sonia Mabrouk a été l’une des figures phares
de CNews. Mais ses interventions n’ont pas toujours été saluée par
les spectateurs. En septembre dernier, la rédaction de
Closer avait d’ailleurs rapporté un moment de tension sur le
plateau. La rencontre entre la journaliste et Sébastien Chenu ne
s’était pas passée comme prévu. « Moi, si je vous sollicitais,
Madame Mabrouk, pour m’aider à trouver la stratégie, une stratégie
pour le Rassemblement National… », avait lancé le député du
Rassemblement national. Une phrase qui n’avait pas manqué de faire
réagir la quadragénaire.
« Nous n’avons jamais pris de
café »
« Soyons clairs, nous n’avons jamais pris de café, nous
n’avons jamais ce style de conversation », avait répondu Sonia
Mabrouk avant que son interlocuteur n’ajouter : « Nous n’avons
jamais déjeuné ensemble. Eh bien, vous m’enverriez balader. Vous me
diriez chacun son boulot, chacun son rôle ». Sans plus
attendre,
celle qui s’impose un rituel précis dès qu’elle rentre chez
elle avait alors recadré son invité : « Jamais, Monsieur
Chenu, vous n’avez pris de café avec des journalistes qui
pourraient être, comment dire, proches de vos convictions, de votre
sphère de pensée, avec lesquels vous avez eu des conversations, je
ne sais pas, sur les élections, sur l’influence de ces élections,
sur une personnalité politique ».
Un recadrage
en marge de l’affaire Legrand-Cohen
Face à ces mots, le concerné avait ainsi précisé : « Mais
prendre des cafés, des déjeuners, on en a tous tout le temps, mais
ça ne transforme… D’abord, il y a le service public, puis il y a
la presse privée. C’est-à-dire qu’il n’est pas financé par les
Français, donc il fait exactement ce qu’il veut. Libération et
Matthieu Pigasse mènent un combat idéologique contre le
RN, mais ils ne le font pas, même s’ils ont des aides à la
presse, ils le font avec, j’allais dire, leurs propres
ressources ». Un échange pour le moins musclé en marge de
l’affaire Legrand-Cohen.