En pleine intervention à Rennes dans la nuit de samedi à dimanche, une policière de 45 ans a été violemment agressée par un homme fortement alcoolisé, identifié comme un ancien joueur professionnel de football formé au Stade Rennais et passé par Caen.

Un ancien footballeur est dans la tourmente. Dans la nuit de samedi à dimanche, une rixe a éclaté aux abords d’un bar de Rennes situé au Mail François Mitterrand. En pleine intervention des forces de l’ordre qui contrôlaient les identités après avoir dispersé le groupe de bagarreurs, une policière de 45 ans a été violemment agressée par un quarantenaire, fortement alcoolisé, identifié comme un ancien footballeur professionnel.

Si son identité n’a pas été dévoilée, selon les informations de France 3 Bretagne, il s’agirait d’un ancien joueur issu du centre de formation du Stade Rennais et passé par Caen. Toujours selon les éléments du média régional, l’individu a été maîtrisé avec difficulté, les agents de sécurité de l’établissement nocturne apportant leur aide aux policiers.

Ivre au moment des faits, l’ancien joueur au casier judiciaire vierge assure n’avoir aucun souvenir de la scène mais ne contester aucunement les faits qui lui sont reprochés.

Six mois ferme avec bracelet électronique magré ses excuses et sa « honte »

D’abord placé en garde à vue puis placé sous contrôle judiciaire en attendant sa convocation au tribunal, l’agresseur est finalement passé en comparution immédiate ce lundi. Selon France 3 Bretagne, la policière qu’il a agressé a fini inconsciente lors de son transport au CHU de Rennes, ressortant avec trois jours d’Incapacité Temporaire de Travail (ITT). D’après Ouest-France, la policière a une double fracture du nez et une entorse au pouce.

« Du fond du cœur je suis désolée, en aucun cas je n’aurais voulu vous faire du mal, l’alcool n’excuse pas tout », s’est excusé l’ancien footballeur depuis la barre du tribunal cité par le médial local.

« J’ai honte »

Si la policière a accepté les excuses de son agresseur lors de sa comparution devant la justice, le tribunal l’a condamné à six mois de prison ferme sous bracelet électronique et six mois avec sursis.