La forte recrudescence des tensions internationales induit, pour l’Otan, une capacité opérationnelle accrue. Système d’alerte de grande envergure, la Force de réaction alliée (ARF) s’inscrit dans cette logique de consolidation et de perfectionnement. Elle consiste à déclencher dans les plus brefs délais et dans tous les domaines (terre, mer, air, forces spéciales) le déploiement de moyens humains et matériels en renfort, non seulement dans la zone de l’Otan mais aussi partout où, dans un contexte de crise, ses intérêts géostratégiques seraient menacés.
Mise en œuvre en 2022, au regard notamment de la dégradation progressive de la situation en Ukraine depuis 2018, et placée pour un mandat de 4 ans sous le commandement d’une nation otanienne, elle repose sur une connexion toujours plus concrète entre pays partenaires. Parmi eux, la France a, dès le début, décidé d’y contribuer de manière très significative et, à partir du 1er juillet 2026, elle prendra, pour la première fois et pour un mandat d’un an, le commandement de la composante aérienne, terrestre et soutien de cette force multinationale.
À cette date, le premier reviendra au commandement des opérations aériennes à la BA 942 de …