Portraits d’enfants en noir et blanc sur les marches du théâtre, drapeaux bleus et jaunes par dizaines et affichage de messages solennels : un rassemblement en hommage aux enfants ukrainiens s’est tenu, mardi 24 février, dans la soirée à Nantes. L’ambiance était au recueillement sur la place Graslin. 1,7 million d’enfants sans accès à l’eau » ; La rééducation forcée et la militarisation des enfants = crime contre l’humanité, peut-on lire sur les pancartes des adhérents de Tryzub, Troloka et Avenir franco-ukrainien. L’intention de l’événement est claire : attirer l’attention du public sur la déportation et le déplacement forcé d’enfants ukrainiens. Selon les chiffres des associations, environ 20 000 enfants ukrainiens sont concernés.

« L’armée ukrainienne est le seul rempart qui protège l’Europe »

Pour inaugurer le rassemblement, les représentantes des associations Tryzub et Toloka, Victoria Atamanenko-Egorov et Svitlana Vasylenko ont pris la parole en français, puis en ukrainien, sur la situation des enfants pendant la guerre commencée il y a quatre ans. Nous voulons exprimer notre gratitude à l’Europe et en particulier à la France. Mais l’on ne peut pas cacher des manquements, comme le refus de saisir les avoirs gelés russes », a déclaré la première. Dire que la situation est “dommage” serait un euphémisme », a-t-elle poursuivi. Et de conclure : L’armée ukrainienne est aujourd’hui le seul rempart qui protège l’Europe d’une guerre sur son sol », sous une foule d’applaudissements.

La soirée s’est poursuivie avec les chants d’un chœur, une minute de silence puis la diffusion du film « La vie malgré tout », sur l’arrière du front ukrainien et les répercussions de la guerre, au cinéma Cosmopolis. Suivie d’une rencontre-débat avec Christophe Beyssier, réalisateur du film.