Il y a quatre ans, le diagnostic tombe comme un coup de massue pour l’Espagnol Pepe Espino : il souffre d’un cancer de la prostate de stade 4, accompagné de métastases aux os, aux poumons et aux tissus mous. À l’époque, les médecins sont réservés et n’estiment son espérance de vie qu’à cinq années.

Pris en charge à Barcelone dans le cadre d’un essai clinique, il continue pourtant à travailler pendant près de deux ans, malgré les traitements lourds, selon le média catalan 3CatInfo.

Mais les thérapies hormonales palliatives finissent par l’épuiser. Fatigue intense, douleurs articulaires aiguës, fourmillements constants et anxiété persistante rythment désormais son quotidien. Après deux ans et demi d’arrêt maladie, il est convoqué par l’Institut catalan des évaluations médicales (ICAM) pour une expertise. À l’issue d’un entretien d’une vingtaine de minutes, la décision tombe : il est jugé apte à reprendre une activité professionnelle.

Réclamation déposée

Face à cette décision, l’indignation est générale. Comme le relaie Pleinevie.fr, l’avocat de Pepe Espino, Jaume Cortés, souligne l’absurdité d’exiger d’un homme dans cet état qu’il reprenne une activité professionnelle. Les proches, eux, dénoncent une administration déconnectée des souffrances vécues par les patients. Cette affaire met en lumière la difficulté de concilier les impératifs budgétaires des institutions avec la dignité des malades.

Une réclamation a été déposée auprès de la Sécurité sociale espagnole et le dossier de Pepe Espino est de nouveau entre les mains de l’ICAM. Ce réexamen constitue un espoir pour le patient et ses proches qui espèrent que la gravité de son état sera enfin reconnue.